Archive pour Chemin de Compostelle

VIDEO: Le Chemin de Compostelle – Résumé de 2 mois de voyage par Horizons Vagabonds

El Camino – Récit et photo de Damien DUFOUR – sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Carte du Camino francès vers Saint Jacques de Compostelle

El Camino : un tout autre chemin – Par Damien DFUFOUR

 

Je suis parti un 3 septembre.
Un jeudi.

C’était sûrement un matin comme les autres, pour la plupart des gens ; mais pour moi, il avait comme un goût de bout du monde, lorsque j’ai fermé le portail de la maison familiale et que, posant un dernier regard sur le village, j’ai pris le chemin. Avec mon sac à dos en guise de bagage et mes jambes, pour seules compagnes de marche.

Damien D.

 

Damien DUFOUR vous invite à découvrir son Chemin et son exposition photographique en ligne. De belles images et un beau récit que je vous recommande d’explorer.

Vous pouvez retrouver une sélection de photographies du récit en haute qualité, sur la page El Camino : l’exposition virtuelle. De même, il vous invite – pour accompagner la lecture de ce carnet de voyage – à télécharger gratuitement et légalement trois musiques que Damien DUFOUR a écrites dans le cadre de son projet musical et visuel Ending Satellites, en cliquant sur ce lien.

 

Partir en pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle – Faire son sac à dos

Partir en pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle – Faire son sac à dos

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J’ai souvent des questions concernant le choix du sac à dos, quoi mettre dans son sac à dos, quoi emporter vers Compostelle etc. Je vais donc faire un article au maximum détaillé, où je vais vraiment aborder l’aspect pratique et technique du sac à dos pour le Chemin de Compostelle.
Vous pouvez toute fois consulter l’article concernant le choix du sac à dos pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
J’attire votre attention sur le choix de votre itinéraire déjà ! Pour avoir cheminé sur le chemin le plus fréquenté celui du Puy-en-Velay (qui est classé « GR65 ») mais aussi sur le Chemin de Cluny ou alors sur le Chemin d’Alsace, le matériel que j’ai emporté était à chaque fois différent. Pour faire court, sur les chemins moins fréquentés, comme celui de Cluny ou d’Alsace, j’avais plus de matériel et donc un sac à dos beaucoup plus lourd ! Mais il était presque obligatoire d’être en autonomie : peu de logement, ou logement couteux et devoir être d’avantage autonome en terme de victuailles !
Mais prenons le chemin le plus fréquenté, celui du Puy-en-Velay : le chemin royal vers Saint-Jacques-de-Compostelle ! Vous pouvez laisser votre craintes de manquer chez vous, car sur ce Chemin on ne manque de rien : logement, nourriture etc !

Concernant mon sac à dos, je vous ai déjà parlé de mon choix. Je fonctionne avec des sacs étanches de plusieurs volumes et de couleurs différentes, cela me permets de ranger mon sac facilement et d’éviter de perdre du temps le soir (surtout si vous arrivez tard, cela évite de déranger les gens qui parfois se reposent déjà !)
Pour les sacs étanches (Vous en trouverez des très abordable en suivant ce lien) j’ai trois volumes :
Le rouge, petit volume, pour mes affaires de toilettes (que j’emmène facilement dans la douche et qui donc ne craint pas img_1070l’eau !). Dedans j’y mets le strict minimum, c’est-à-dire : Brosse à dents de poche, dentifrice (éviter le tube neuf c’est quelques grammes en moins !), de l’huile d’arnica (l’un de mes remède anti-tendinite), des cachets de paracétamol, du PQ (une fin de rouleau suffit !), une serviette micro fibre qui fait aussi gant de toilette, et un savon de Marseille (pour la douche et la lessive), je prends spécialement ce modèle quand je pars en randonnée ou en pèlerinage. Le tout tient donc dans un petit sac étanche de deux litres.
Le bleu, un grand volume, pour y mettre mes vêtements. J’emporte là aussi le minimum, qui est, pour moi : deux short (un dans le sac et un sur moi), deux t-shirt en coton (un dans le sac et un sur moi), deux caleçon (un dans le sac et un sur moi), deux paires de chaussettes (un dans le sac et un sur moi), un mouchoir en tissu (c’est personnel mais je préfère aux mouchoirs en img_1064papier), une polaire légère et un sous pull de l’armée léger et un bon intermédiaire avec la polaire que je garde elle pour le soir, toute propre !). Tout cela tient dans un sac.
Le troisième, le sac vert, pour l’aspect repas ! J’y mets dedans la victuaille pour le repas du midi, du soir et du petit déjeuner. J’ai choisi de dépenser le moins possible donc je fais mes courses et les porte…sur le chemin du Puy-en-Velay il est simple de s’approvisionner souvent. Ceci dit, j’ai des dosettes de café et de sucre pour les matins. En prime j’ai toujours mon mini réchaud de chez Primus (modèle Primus Express), très léger, et ma tasse ultra légère. Ceci n’est pas une obligation, mais j’avoue qu’en Espagne cela m’a servi beaucoup plus qu’en France ! (parfois la cuisine est petite en Espagne et donc…beaucoup d’attente pour cuisiner alors hop je sortais mon réchaud !)
Je rajoute ensuite à ces trois différents sac, mon duvet, le plus img_1072léger possible, comme par exemple ce modèle (abordable et parfait pour le Chemin du Puy-en-Velay) : Duvet Rubility à moins de 30€ , ainsi qu’un drap de soie pratique surtout en Espagne, ou l’été en France.
Ensuite dans mon sac à dos, j’ai ma veste de pluie, ultra légère en « gore tex », des guêtres très pratique pour éviter d’être mouillé dans les chaussures ! Et évidemment un sur sac étanche, pour moi le modèle que j’avais à l’armée, mais il y en a des pas cher du tout ici ainsi qu’une pèlerine (capte de pluie) très légère (ce modèle est vraiment bien). Je ne néglige pas les affaires de pluie, car en Mai 2013 j’ai eu presque vingt jours de pluie, de neige et de grêle ! J’étais heureux de les avoir !img_1074
Dans une poche de mon sac à dos, j’ai quelques petites bricoles qui me servent de temps en temps : une petite lampe frontale (ce modèle est extra et léger), le célèbre Miam-miam Dodo ou le guide le Rother (Voir mon article sur les guides). J’ai aussi mon smartphone qui me permet de prendre de belles photos et de pouvoir communiquer en cas de besoin. J’ai toujours un couteau avec moi et bien entendu ma gourde d’eau (que je remplis dès que je trouve un point d’eau)

Évidemment tout cela est assez personnel mais, pour faire beaucoup de randonnée, c’est un schéma assez classique. Après, à chacun de jauger ses besoins et ses craintes et de mettre dans son sac à dos les choses qu’il pense avoir besoin. (Et à savoir que la poste vous permet d’expédier chez vous du matériel qui ne

vous sert pas !). L’important c’est que votre sac ne dépasse pas, si possible, dix pour cent de votre poids…c’est l’idéale !
Comme toujours, j’essaye de répondre à vos questions, alors vous pouvez me contacter via cette page, vous pouvez aussi poser vos questions en commentaires. Et si vous désirez partager votre expérience, je me ferais un plaisir de publier sur mon site, votre article ! Il vous suffit de me contacter.

Sur le Chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Aveyron

Sur le Chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle en Aveyron from cc.estaing on Vimeo.

Non à la fermeture des hébergements chrétiens (Donativo) sur le Chemin de Saint Jacques !

La gratuité sera-t-elle hors-la-loi en France ?

Après l’interdiction de l’hébergement en « Donativo » à Saint-Privat d’Allier, que nous avions évoquée ici, voici une nouvelle offensive contre le gîte d’Espeyrac (Aveyron).
Les accueils chrétiens du Chemin sont de plus en plus menacés par des marchands résolus à en découdre avec ce qu’ils considèrent comme de la « concurrence déloyale ». Le principe du « Donativo » consiste à laisser une libre participation à la personne qui vous a hébergé.
D’où cette lettre de protestation au procureur de la République de Rodez, à signer tous sans tarder!
Signez ici la pétition
Monsieur le procureur,
Nous, les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle avons appris sur le chemin que les gîtes ou accueils chrétiens qui font l’hébergement avec « libre participation aux frais » dit « donativo » sont la cible des gîtes « commerciaux » qui souhaitent leur fermeture sous prétexte qu’ils leur feraient une concurrence déloyale. Nous avons vu ou appris que le gîte ou accueil du Soulié sur la commune d’Espeyrac était sous le coup d’une enquête diligentée par vos soins et réalisée par la gendarmerie.
Nous aimerions vous faire remarquer les éléments suivants:
Nous souhaiterions, nous les pèlerins, que notre liberté fondamentale de pouvoir choisir soit respectée et nous souhaitons pouvoir avoir la liberté du choix de notre hébergement.
Nous souhaitons pouvoir aller où bon nous semble et nous affectionnons plus particulièrement les structures où on donne ce que l’on veut, ou ce que l’on peut(!) même si le confort est sans doute moindre que dans d’autres gîtes ou hôtels.
Nous souhaitons pouvoir nous arrêter dans des gîtes ou haltes chrétiens si cela nous plait.
De plus, aucune loi n’interdit, à ce jour, d’accueillir à sa table des amis d’un soir.
Ces haltes sont là pour rendre un service aux pèlerins et particulièrement les plus démunis.
Enfin, le même genre d’établissement qui se situait à Saint Privat d’Allier vient d’être totalement blanchi par la justice suite à une plainte du même genre que celle en cours. (relaxe totale selon le jugement rendu par le Tribunal Correctionnel du Puy en Velay le 7 juin 2016)
Enfin, aucune publicité n’est faite et c’est juste le « bouches à oreilles » qui fonctionne.
Pour toutes ces raisons, nous vous supplions, monsieur le procureur, de bien vouloir classer cette plainte sans suite.

Dans l’espoir d’avoir été entendu, nous vous prions d’agréer, monsieur le procureur, nos sentiments respectueux

Signé: les pèlerins et amis du chemin de Saint Jacques de Compostelle

Chemin de Saint-Jacques de Compostelle dans le Minervois

Reconnaissance du chemin de Saint-Jacques de Compostelle dans le Minervois entre Capestang et Pouzols-Minervois. Randonnée organisée le 19 mars 2016, par l’association Camins, suite à la sortie du guide Lepère.

Compostelle: et Rocamadour ?!

« Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison »

Luc 19,5

 

En 1166, le corps parfaitement conservé d’un ermite est découvert au Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour, la tradition l’appellera Saint Amadour, ou même Zachée. 850 ans après, venez marcher, prier Saint Amadour et Notre-Dame de Rocamadour, mère de miséricorde.

Pour en savoir plus: www.rocamadour.eu

Jubilé du Puy-en-Velay – sur le Chemin de Compostelle

AU PUY-EN-VELAY (Auvergne, France) : A JÉSUS PAR MARIE

La ville mariale du Puy-en-Velay célèbre le jubilé du Grand pardon jusqu’au 15 août 2016. Le jubilé a commencé en mars dernier à l’occasion de la coïncidence des jours de l’Annonciation (Incarnation de Jésus dans le sein de Marie) et du Vendredi saint (mort de Jésus).

Le prochain jubilé : en 2157 ! D’ici-là, on a encore deux mois pour venir à la Vierge Noire (dans la cathédrale du Puy-en-Velay, jubile puy en velayd’où le Chemin de Compostelle débute) et à Notre Dame de France (la grande statue) au Puy-en-Velay. La ville du Puy-en-Velay est située sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Le chemin du Puy-en-Velay s’appelle via Podiensis, et tire son nom de la ville du Puy. Il mesure 1530 km de long. En passant au Puy, faites un pèlerinage dans votre pèlerinage et profitez des grâces offertes à l’occasion du Jubilé ! Liens vers les infos et décret papal  du Jubilé de l’année 2016 sont sur www.catholique-lepuy.cef.fr

L’origine de la coquille de Saint-Jacques (Compostelle)

Cet article est issu du site: www.espanafascinante.com

 

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L’origine de la coquille Saint-Jacques remonte à plus de mille ans, mais il faudrait aller encore bien plus loin: vers l’an 43 lorsque l’apôtre Saint-Jacques fut égorgé en Judée.

Plus tard, les disciples qui l’avaient accompagné lors de son retour de Galice décidèrent de prendre la mer pour rapporter à Hispania le cadavre du saint. Quand ils arrivèrent à la hauteur des îles Cíes, à l’entrée de la actuelle Ria de Vigo, la barque qui transportait les disciples se dirigea vers la côte, vers un lieu nommé Bouzas. Ils se rendirent compte que sur le rivage, les gens célébraient alors un mariage.

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De fait, le père de la fiancée – Seigneur de la localité de Maia – avait décidé de recevoir dans sa propriété les membres de la famille du garçon qui étaient venus de village de Gaia.

Un jeu était en cours pendant la fête: il était de mise de célébrer le jeu de la «abofardar» qui consistait: à cheval, en plein galop, le cavalier lançait en l’air une bofarda ou lance qu’il devait essayer de rattraper sans qu’elle ne tombe par terre, quelque chose de très difficile qui demandait beaucoup de pratique. Quand ce fut le tour du fiancé, celui-ci projeta sa lance de telle sorte qu’elle se dévia vers la mer. Le cavalier stimula sa monture en pénétra rapidement dans la mer pour ne pas perdre sa bofarda, mais au grand effroi de tous les témoins, cavalier et bofarda furent engloutis par la mer.

Disparus le cheval et le cavalier, les témoins très étonnés virent comment tous deux réapparaissaient à côté d’une embarcation qui approchait de la rive. Comme vous pouvez l’imaginer, il s’agissait du bateau qui transportait les disciples et le cadavre de Saint-Jacques.

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Une fois remis de ses émotions, le cavalier intrépide se disposa à saluer les navigateurs, et il se rendit compte que lui comme son cheval étaient couverts de coquilles Saint-Jacques, depuis les pieds jusqu’à la tête. Les disciples de Saint-Jacques interprétèrent une telle réception comme un miracle et invitèrent le jeune homme à embarquer avec eux. De ce fait, le jeune homme décida de se convertir au Christianisme. Tandis que les invités au mariage attendaient sur la rive, le fiancé et les disciples discutèrent de ce qui s’était passé. Les disciples pensèrent que se miracle devait être perpétué dans le temps et pour ce faire décidèrent que tous ceux qui iraient en pèlerinage vénérer le corps de l’apôtre, devraient porter une coquille saint-Jacques sur eux. Voilà comment fut crée le symbole de la coquille saint-Jacques.

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Revenu à terre, le fiancé relata aux invités ce qui s’était passé, car ayant vu les événements depuis la rive, ceux-ci étaient bien intrigués. Plusieurs d’entre eux, par la suite se convertirent aussi au Christianisme.

Les navigateurs de leur côté sentirent un vent qui les éloignait de terre et les dirigeait vers le nord. Ils continuèrent ainsi à naviguer jusqu’à la Ria de Arousa où ile débarquèrent le corps de l’apôtre et le portèrent jusqu’è Iria Flavia (Padron) où ils l’enterrèrent.

Les persécutions contre les chrétiens dans tout l’empire firent oublier la tombe de Saint-Jacques. Vers 813, un ermite de nom Pelayo s’en fut voir Téodomiro, évèque de Iria Flavia pour lui conter qu’il avait vu d’étranges lumières sur une colline proche de la ville.

L’évèque envoya des enquêteurs qui trouvèrent une tombe avec un corps décapité qui portait sa tête sous son bras. Soupçonnant qu’il pouvait s’agir d’un saint, on commença dès lors à vénérer la sépulture. Le 24 juin 2011, le professeur Enrique Alarcon de l’Université de Navarre annonça la découverte d’une inscription au nom de Jacob (Jacques en hébreu) sur le tombeau de l’apôtre. Fait qui confirmerait la tradition.

Ce dont on est certain, c’est que la coquille Saint-Jacques galicienne de la légende s’est maintenue comme le symbole du pèlerinage à Compostelle. La coquille que l’on peut voir sur les enseignes tout au long du chemin: on peut la voir sur toutes sortes d’édifices et c’est la coquille que tout pèlerin se doit de porter avec lui.

Texte de Ignacio Suarez-Zuloaga et ilustrations de Ximena Maier.

Chemin de Compostelle en Alsace: Mardi 26 Avril: de Thann à Bellemagny – 19 km

Chemin de Compostelle en Alsace: Mardi 26 Avril: de Thann à Bellemagny – 19 km
Aucun réseau ce soir, et article est donc publié avec un jour de retard.

Ce matin c’est mon dernier départ sur le chemin de Compostelle en Alsace. Après un bon petit déjeuner et quelques discussions sur le passé de Thann, je prends le chemin…sous la neige ce matin ! De beaux et gros flocons tombent fortement, même si en bas elle ne tient pas, sur les hauteurs, tout est blanc !


Je marche d’un bon pas, les genoux tire beaucoup moins, sans doute dû au repos de ces derniers jours, et je m’arrêtes peu car ça pince pas mal il faut l’avouer !

Beaucoup de chemins en sous bois, un plaisir par beau temps mais là c’était assez folklorique ! Sans compter sur une équipe de bûcherons, passée quelques jours auparavant j’imagine, qui ont eu la bonne idée de faire tomber chaque arbre coupé en plein sur le chemin. Plus de balise, parfois impossible de passer sans devoir contourner pas mal, bref c’était amusant au début mais vite gonflant.

Pas d’église ouverte sur ce tronçon, pas de commerce si ce n’est une boucherie et une boulangerie fermée, il faut avouer que pour un dernier jour sur le chemin ça collait pas mal à l’ambiance un peu triste.

Une fois à Bellemagny, je me présente au couvent, où j’avais téléphoné. On m’accueil avec un grand sourire, on m’invite à me réchauffer et on me propose à manger. Il est 13h et on n’hésite pas à se mettre en cuisine pour moi, c’est pas du luxe ça encore ? Un peu gêné je refuse le repas complet mais accepte volontiers la soupe chaude ! J’ai dû d’ailleurs en boire un bon litre et demi !


On me mène à ma chambre ensuite, encore et toujours le luxe ! Un seul lit, les toilettes sur place et des draps encore !!!


S’en suis le train train pèlerin quotidien: douche, lessive (et oui même le dernier jour !), s’allonger quelques instants puis un petit tour à l’église. J’en profite pour relever des horaires de bus pour me diriger sur Mulhouse demain. 

En rêvant de mon tour de village j’aperçois un pèlerin à la porte du couvent. Je me présente et je l’invite à venir se réchauffer. C’est Finn, il est allemand et je dirais qu’il à mon âge. On utilise l’anglais évidement. Je m’en vais chercher une sœur pour qu’on lui ouvre sa chambre, vu la journée d’aujourd’hui, il doit en avoir marre. (Il y a eu des tempêtes de neige et de pluie depuis que je suis arrivé, je les ai évité de peu mais pas lui)

Après la messe et les vêpres, un bon repas chaud. Quelques discussions en anglais (dur dur de s’y remettre, dire que je parlais sans aucun soucis anglais lorsque j’étais sur le chemin de Compostelle en 2013 !) et un retour en chambre assez tôt. J’aurais vraiment envie de discuter plus longuement avec Finn, et j’avoue que j’aurais bien fais quelques étapes avec lui ! Bon Chemin à toi, et j’espère que tu trouveras ce que tu es venu chercher !
Le matin, le petit déjeuner est des plus royale ! Du sucré, du salé et même deux sandwich pour la route ! Et si on en veut encore, on se sert dans le frigo ! C’est vraiment touchant !


Pour l’heure je suis dans le bus, en direction de Mulhouse. Le retour commence !