Archive pour Chemin de Compostelle

Non à la fermeture des hébergements chrétiens (Donativo) sur le Chemin de Saint Jacques !

La gratuité sera-t-elle hors-la-loi en France ?

Après l’interdiction de l’hébergement en « Donativo » à Saint-Privat d’Allier, que nous avions évoquée ici, voici une nouvelle offensive contre le gîte d’Espeyrac (Aveyron).
Les accueils chrétiens du Chemin sont de plus en plus menacés par des marchands résolus à en découdre avec ce qu’ils considèrent comme de la « concurrence déloyale ». Le principe du « Donativo » consiste à laisser une libre participation à la personne qui vous a hébergé.
D’où cette lettre de protestation au procureur de la République de Rodez, à signer tous sans tarder!
Signez ici la pétition
Monsieur le procureur,
Nous, les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle avons appris sur le chemin que les gîtes ou accueils chrétiens qui font l’hébergement avec « libre participation aux frais » dit « donativo » sont la cible des gîtes « commerciaux » qui souhaitent leur fermeture sous prétexte qu’ils leur feraient une concurrence déloyale. Nous avons vu ou appris que le gîte ou accueil du Soulié sur la commune d’Espeyrac était sous le coup d’une enquête diligentée par vos soins et réalisée par la gendarmerie.
Nous aimerions vous faire remarquer les éléments suivants:
Nous souhaiterions, nous les pèlerins, que notre liberté fondamentale de pouvoir choisir soit respectée et nous souhaitons pouvoir avoir la liberté du choix de notre hébergement.
Nous souhaitons pouvoir aller où bon nous semble et nous affectionnons plus particulièrement les structures où on donne ce que l’on veut, ou ce que l’on peut(!) même si le confort est sans doute moindre que dans d’autres gîtes ou hôtels.
Nous souhaitons pouvoir nous arrêter dans des gîtes ou haltes chrétiens si cela nous plait.
De plus, aucune loi n’interdit, à ce jour, d’accueillir à sa table des amis d’un soir.
Ces haltes sont là pour rendre un service aux pèlerins et particulièrement les plus démunis.
Enfin, le même genre d’établissement qui se situait à Saint Privat d’Allier vient d’être totalement blanchi par la justice suite à une plainte du même genre que celle en cours. (relaxe totale selon le jugement rendu par le Tribunal Correctionnel du Puy en Velay le 7 juin 2016)
Enfin, aucune publicité n’est faite et c’est juste le « bouches à oreilles » qui fonctionne.
Pour toutes ces raisons, nous vous supplions, monsieur le procureur, de bien vouloir classer cette plainte sans suite.

Dans l’espoir d’avoir été entendu, nous vous prions d’agréer, monsieur le procureur, nos sentiments respectueux

Signé: les pèlerins et amis du chemin de Saint Jacques de Compostelle

Chemin de Saint-Jacques de Compostelle dans le Minervois

Reconnaissance du chemin de Saint-Jacques de Compostelle dans le Minervois entre Capestang et Pouzols-Minervois. Randonnée organisée le 19 mars 2016, par l’association Camins, suite à la sortie du guide Lepère.

Compostelle: et Rocamadour ?!

« Aujourd’hui, il faut que j’aille demeurer dans ta maison »

Luc 19,5

 

En 1166, le corps parfaitement conservé d’un ermite est découvert au Sanctuaire Notre-Dame de Rocamadour, la tradition l’appellera Saint Amadour, ou même Zachée. 850 ans après, venez marcher, prier Saint Amadour et Notre-Dame de Rocamadour, mère de miséricorde.

Pour en savoir plus: www.rocamadour.eu

Jubilé du Puy-en-Velay – sur le Chemin de Compostelle

AU PUY-EN-VELAY (Auvergne, France) : A JÉSUS PAR MARIE

La ville mariale du Puy-en-Velay célèbre le jubilé du Grand pardon jusqu’au 15 août 2016. Le jubilé a commencé en mars dernier à l’occasion de la coïncidence des jours de l’Annonciation (Incarnation de Jésus dans le sein de Marie) et du Vendredi saint (mort de Jésus).

Le prochain jubilé : en 2157 ! D’ici-là, on a encore deux mois pour venir à la Vierge Noire (dans la cathédrale du Puy-en-Velay, jubile puy en velayd’où le Chemin de Compostelle débute) et à Notre Dame de France (la grande statue) au Puy-en-Velay. La ville du Puy-en-Velay est située sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

Le chemin du Puy-en-Velay s’appelle via Podiensis, et tire son nom de la ville du Puy. Il mesure 1530 km de long. En passant au Puy, faites un pèlerinage dans votre pèlerinage et profitez des grâces offertes à l’occasion du Jubilé ! Liens vers les infos et décret papal  du Jubilé de l’année 2016 sont sur www.catholique-lepuy.cef.fr

L’origine de la coquille de Saint-Jacques (Compostelle)

Cet article est issu du site: www.espanafascinante.com

 

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L’origine de la coquille Saint-Jacques remonte à plus de mille ans, mais il faudrait aller encore bien plus loin: vers l’an 43 lorsque l’apôtre Saint-Jacques fut égorgé en Judée.

Plus tard, les disciples qui l’avaient accompagné lors de son retour de Galice décidèrent de prendre la mer pour rapporter à Hispania le cadavre du saint. Quand ils arrivèrent à la hauteur des îles Cíes, à l’entrée de la actuelle Ria de Vigo, la barque qui transportait les disciples se dirigea vers la côte, vers un lieu nommé Bouzas. Ils se rendirent compte que sur le rivage, les gens célébraient alors un mariage.

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De fait, le père de la fiancée – Seigneur de la localité de Maia – avait décidé de recevoir dans sa propriété les membres de la famille du garçon qui étaient venus de village de Gaia.

Un jeu était en cours pendant la fête: il était de mise de célébrer le jeu de la «abofardar» qui consistait: à cheval, en plein galop, le cavalier lançait en l’air une bofarda ou lance qu’il devait essayer de rattraper sans qu’elle ne tombe par terre, quelque chose de très difficile qui demandait beaucoup de pratique. Quand ce fut le tour du fiancé, celui-ci projeta sa lance de telle sorte qu’elle se dévia vers la mer. Le cavalier stimula sa monture en pénétra rapidement dans la mer pour ne pas perdre sa bofarda, mais au grand effroi de tous les témoins, cavalier et bofarda furent engloutis par la mer.

Disparus le cheval et le cavalier, les témoins très étonnés virent comment tous deux réapparaissaient à côté d’une embarcation qui approchait de la rive. Comme vous pouvez l’imaginer, il s’agissait du bateau qui transportait les disciples et le cadavre de Saint-Jacques.

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Une fois remis de ses émotions, le cavalier intrépide se disposa à saluer les navigateurs, et il se rendit compte que lui comme son cheval étaient couverts de coquilles Saint-Jacques, depuis les pieds jusqu’à la tête. Les disciples de Saint-Jacques interprétèrent une telle réception comme un miracle et invitèrent le jeune homme à embarquer avec eux. De ce fait, le jeune homme décida de se convertir au Christianisme. Tandis que les invités au mariage attendaient sur la rive, le fiancé et les disciples discutèrent de ce qui s’était passé. Les disciples pensèrent que se miracle devait être perpétué dans le temps et pour ce faire décidèrent que tous ceux qui iraient en pèlerinage vénérer le corps de l’apôtre, devraient porter une coquille saint-Jacques sur eux. Voilà comment fut crée le symbole de la coquille saint-Jacques.

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Revenu à terre, le fiancé relata aux invités ce qui s’était passé, car ayant vu les événements depuis la rive, ceux-ci étaient bien intrigués. Plusieurs d’entre eux, par la suite se convertirent aussi au Christianisme.

Les navigateurs de leur côté sentirent un vent qui les éloignait de terre et les dirigeait vers le nord. Ils continuèrent ainsi à naviguer jusqu’à la Ria de Arousa où ile débarquèrent le corps de l’apôtre et le portèrent jusqu’è Iria Flavia (Padron) où ils l’enterrèrent.

Les persécutions contre les chrétiens dans tout l’empire firent oublier la tombe de Saint-Jacques. Vers 813, un ermite de nom Pelayo s’en fut voir Téodomiro, évèque de Iria Flavia pour lui conter qu’il avait vu d’étranges lumières sur une colline proche de la ville.

L’évèque envoya des enquêteurs qui trouvèrent une tombe avec un corps décapité qui portait sa tête sous son bras. Soupçonnant qu’il pouvait s’agir d’un saint, on commença dès lors à vénérer la sépulture. Le 24 juin 2011, le professeur Enrique Alarcon de l’Université de Navarre annonça la découverte d’une inscription au nom de Jacob (Jacques en hébreu) sur le tombeau de l’apôtre. Fait qui confirmerait la tradition.

Ce dont on est certain, c’est que la coquille Saint-Jacques galicienne de la légende s’est maintenue comme le symbole du pèlerinage à Compostelle. La coquille que l’on peut voir sur les enseignes tout au long du chemin: on peut la voir sur toutes sortes d’édifices et c’est la coquille que tout pèlerin se doit de porter avec lui.

Texte de Ignacio Suarez-Zuloaga et ilustrations de Ximena Maier.

Chemin de Compostelle en Alsace: Mardi 26 Avril: de Thann à Bellemagny – 19 km

Chemin de Compostelle en Alsace: Mardi 26 Avril: de Thann à Bellemagny – 19 km
Aucun réseau ce soir, et article est donc publié avec un jour de retard.

Ce matin c’est mon dernier départ sur le chemin de Compostelle en Alsace. Après un bon petit déjeuner et quelques discussions sur le passé de Thann, je prends le chemin…sous la neige ce matin ! De beaux et gros flocons tombent fortement, même si en bas elle ne tient pas, sur les hauteurs, tout est blanc !


Je marche d’un bon pas, les genoux tire beaucoup moins, sans doute dû au repos de ces derniers jours, et je m’arrêtes peu car ça pince pas mal il faut l’avouer !

Beaucoup de chemins en sous bois, un plaisir par beau temps mais là c’était assez folklorique ! Sans compter sur une équipe de bûcherons, passée quelques jours auparavant j’imagine, qui ont eu la bonne idée de faire tomber chaque arbre coupé en plein sur le chemin. Plus de balise, parfois impossible de passer sans devoir contourner pas mal, bref c’était amusant au début mais vite gonflant.

Pas d’église ouverte sur ce tronçon, pas de commerce si ce n’est une boucherie et une boulangerie fermée, il faut avouer que pour un dernier jour sur le chemin ça collait pas mal à l’ambiance un peu triste.

Une fois à Bellemagny, je me présente au couvent, où j’avais téléphoné. On m’accueil avec un grand sourire, on m’invite à me réchauffer et on me propose à manger. Il est 13h et on n’hésite pas à se mettre en cuisine pour moi, c’est pas du luxe ça encore ? Un peu gêné je refuse le repas complet mais accepte volontiers la soupe chaude ! J’ai dû d’ailleurs en boire un bon litre et demi !


On me mène à ma chambre ensuite, encore et toujours le luxe ! Un seul lit, les toilettes sur place et des draps encore !!!


S’en suis le train train pèlerin quotidien: douche, lessive (et oui même le dernier jour !), s’allonger quelques instants puis un petit tour à l’église. J’en profite pour relever des horaires de bus pour me diriger sur Mulhouse demain. 

En rêvant de mon tour de village j’aperçois un pèlerin à la porte du couvent. Je me présente et je l’invite à venir se réchauffer. C’est Finn, il est allemand et je dirais qu’il à mon âge. On utilise l’anglais évidement. Je m’en vais chercher une sœur pour qu’on lui ouvre sa chambre, vu la journée d’aujourd’hui, il doit en avoir marre. (Il y a eu des tempêtes de neige et de pluie depuis que je suis arrivé, je les ai évité de peu mais pas lui)

Après la messe et les vêpres, un bon repas chaud. Quelques discussions en anglais (dur dur de s’y remettre, dire que je parlais sans aucun soucis anglais lorsque j’étais sur le chemin de Compostelle en 2013 !) et un retour en chambre assez tôt. J’aurais vraiment envie de discuter plus longuement avec Finn, et j’avoue que j’aurais bien fais quelques étapes avec lui ! Bon Chemin à toi, et j’espère que tu trouveras ce que tu es venu chercher !
Le matin, le petit déjeuner est des plus royale ! Du sucré, du salé et même deux sandwich pour la route ! Et si on en veut encore, on se sert dans le frigo ! C’est vraiment touchant !


Pour l’heure je suis dans le bus, en direction de Mulhouse. Le retour commence !

Chemin de Compostelle en Alsace: Lundi 25 Avril: de Guebwiller à Thann – 19 km

Chemin de Compostelle en Alsace: Lundi 25 Avril: de Guebwiller à Thann – 19 km

Ce matin, Christophe, de l’accueil pèlerin « le Puisatier » m’apporte le petit déjeuner: pain frais, pain au chocolat ! Le luxe encore et toujours ! Plusieurs café et de belles discussions ! Un super moment et encore une fois sur ce chemin, une joie de rencontrer une nouvelle personne. Je sais que je reverrais Christophe rapidement, que cela soit dans le Jura ou en Alsace ! Un ancien pèlerin reste pèlerin toute sa vie et dans ses paroles cela se sent, le chemin guide nos pas de chaque jour !

Départ un peu avant 10h, vu la petite étape, pas de stress ! Pas de pluie pou débuter mais je la vois au loin et en fait, très vite, le petit crachin devient petite plue qui mouille ! On sort l’attirail: poncho !

Chemin de sous bois, au milieu des sous bois et des vestiges de la grande guerre. Deux siècles après ce tragique conflit, les traces sont encore bien visibles. Je ne peux m’empêcher de penser à ces femmes, hommes et enfants morts pour les intérêts des « grands » de ce monde.


Une stèle dédiée aux pèlerins doit croiser mon chemin mais, peut être à cause de la pluie et de mon rythme soutenu, je ne la vois pas et ne vois aucun panneaux l’indiquant. Dommage !


A midi, je prends le temps de me faire un bon repas. Et oui, la pluie donne faim mais donne surtout envie de se poser ! Par tout hasard je découvre un petit restaurant de village comme j’adore ! Menu du jour pas cher, un accueil des plus sympathique ! Et en plus: du fait maison ! Super bon, bonne quantité, et la patronne et les clients étaient juste super gentils ! En prime je peux charger mon portable un peu !

Puis, on rechausse les bottines de pèlerin et direction Thann ! La météo variant du tout au tout: gris, pluie, neige et soleil animeront cette après midi !

L’arrivée à Thann se fait par les vignes a flan de colline, vraiment une superbe vue ! 

Je profites de mon passage pour visiter la collégiale saint Thiébaut de Thann, un bijoux ! Tant extérieur qu’intérieur ! Vraiment cela vaut le coup d’œil et appel à la réflexion.


Puis je prends la direction de mon lit de la nuit. Le centre Saint Thiébaut est complet alors j’avais réservé dans une chambre d’hôte que Christophe, de l’accueil de la veille (le Puisatier), m’a conseillé. En arrivant je rencontre donc une personne très gentille qui me propose une boisson chaude. Un bon café à l’arrivée de l’étape fait toujours du bien. Je découvre ma chambre…du grand grand luxe ! En prime: une serviette de bain !!! Ça peut paraître futile mais quel plaisir de s’essuyer dans une vraie serviette de bain ! Puis s’en suit une petite sieste qui finalement durera deux heures ! Je loupe d’allé une seconde fois à la collégiale pour prendre un peu de temps et je me dirige donc vers le restaurant que l’on m’a conseillé pour le soir. Et oui, ce soir c’est grand luxe pèlerin jusqu’au bout ! 


Demain sera donc ma dernière étape de mon chemin de Compostelle en Alsace. Aujourd’hui, je pensais à beaucoup de chose, dont celle de reprendre ce chemin rapidement, et pourquoi pas pour trois mois…jusqu’à saint jacques de Compostelle. C’est une interrogation que je me pose. Y retourner encore une fois, prendre une nouvelle fois le temps de se poser les bonnes questions, de remercier, de se recueillir. Je ne peux prédire l’avenir mais je sais qu’un jour je retournerais à Compostelle, oui je le sais.

Pour l’heure, c’est direction les étoiles de la nuit (sous les nuages et la pluie !)

Christophe m’a annoncé un super petit déjeuner pour demain matin ! J’avoue que j’ai hâte ! (Oui j’adore le petit déjeuner !)

Chemin de Compostelle en Alsace: Lundi 25 Avril: de Gueberschwihr (couvent Saint Marc) à Guebwiller- 17 km

Ce matin, malgré une très bonne nuit, j’étais encore réveillé très tôt. Je ne sais pas si c’est l’impatience du départ de l’étape ou simplement que le plein de sommeil est fait mais bon, je sais que changer de lit chaque soir n’aide pas forcément au meilleur des sommeils.Un extra petit déjeuner encore ce matin ! Quelques discussions avec les amis de la veille et Tina, la pèlerine allemande. Vient vite l’heure pour moi de partir, de dire au revoir aux amis d’un jour mais aussi à Tina qui aura, mine de rien, été une personne avec qui j’ai vraiment apprécié échanger sur pas mal de sujets. Bon Chemin Tina et bon retour au pays ! Prends soin de tes jumeaux ! (Si jamais tu passes sur le blog !)


L’étape du jour était presque totalement en sous bois, vraiment sympa ! De belles vues encore et toujours, reposant par le silence et prenant aussi. J’avais une vue assez dégagée sur les plaines de l’Alsace. De beaux nuages menaçant ne m’auront que peu mouillé. Le froid est quand même saisissant et j’avoue que j’ai enfilé avec plaisir ma veste à midi lors du casse croire pèlerin ! Saucisson et pâté en croûte !


Quelques rencontres encore aujourd’hui, au Val du Pâtre, je rencontre des bénévoles qui viennent cirer le sol de La Chapelle, nettoyer et la rendre belle ! On me raconte en prime l’histoire du lieu…un plaisir d’écouter ce que les gens aiment partager: l’histoire locale ! On oublie trop souvent la beauté de notre histoire locale au profit de l’histoire « mondiale ». Mais je préfères de loin connaître le nom des sources de mon village, l’histoire de la chapelle ou d’un petit lieu discret.


Une ancienne pèlerine croise mon chemin aussi ! Elle qui a traversé l’Espagne pour rejoindre Santiago (Saint Jacques). Très vite on rentre dans les anecdotes du Chemin, et cela peut durer des heures on le sait bien ! Mais c’est toujours un plaisir.

De croiser ces personnes me fait du bien au moral. Même si au final je suis heureux de ce parcours de quelques jours, une part de moi serait heureuse de continuer encore et toujours un peu plus loin. Tellement de souvenirs sur ces chemins vers Compostelle. Tellement d’amis d’un jour ou plus !


Lorsque j’arrive à Guebwiller, je prends le temps de visiter l’une des trois églises et je me rends directement au gîte pèlerin du soir. 

l’entrée du gite « le Puisatier »


Heureux de rencontrer Christophe, un ancien pèlerin ! À voir l’entrée du gîte, j’en était sur, et il me le confirme ! 


Super accueillant et explosif de gentillesse, même si j’avoue que je n’étais pas forcément très réceptif. Ce soir je suis comme chez moi me dit-il. Sont petit gîte aménager pour les pèlerins est chaleureux et dans la simplicité. J’aime énormément l’esprit et le ressenti en entrant. J’aurais vraiment voulu échanger d’avantage avec lui mais j’avoue que ce soir une espèce de grande fatigue et de flemme me prends. À ne pas bouger du matelas pendant plus de deux heures (sans dormir et sans en avoir envie). Un peu inexplicable. Et je me rappel qu’en Espagne, sur la fin du chemin, j’étais un peu ainsi, et mes amis aussi. Comme si sentant la fin de l’aventure approcher et voulant retarder un peu les choses en restant immobile. Pourtant, Dieu sait que je suis aussi heureux de terminer ce chemin de quelques jours, pour quelques raisons bien précises !
Demain, petit déjeuner à 8h et l’étape que je prévois sera aussi courte qu’aujourd’hui. La pluie est prévue et ça tombe déjà pas mal dehors ! Croisons les doigts pour demain alors ! 

Chemin de Compostelle en Alsace: Dimanche 24 Avril: de Dusembach à Gueberschwihr (couvent Saint Marc) – 32 km (téléportation)

Chemin de Compostelle en Alsace: Dimanche 24 Avril: de Dusembach à Gueberschwihr (couvent Saint Marc) – 32 km (téléportation)
Aujourd’hui était un jour un peu spécial. Cest dimanche et j’ai décidé de ne pas trop forcer aujourdhui. Plus de trente kilomètres étaient prévus pour rejoindre Gueberschwihr et le couvent Saint-Marc, bien trop ! En prenant en compte le fait que je souhaitais assister à la Messe, c’était donc impossible. 

Tina, la pèlerine allemande rencontré la veille, avait un peu le même programme que moi. Avec chance, notre hôte nous propose de nous déposer à mi chemin pour nous épargner quelques kilomètres. C’est avec joie que nous acceptons. Dire qu’il y a quatre ans, sur le Chemin du Puy en Velay, jamais je n’aurais accepté de faire un bout de chemin en voiture. Pourtant, là, c’était un plaisir. Je ne me presse pas par le temps ou par impératif d’atteindre un objectif, c’est juste un plaisir d’écouter son corps qui dit stop et qui demande du repos. En effet, le genou gauche fait vraiment défaut. Il ne me reste plus que quelques jours de marche alors autant être en forme et profiter de ces jours pour conclure un chemin, tant extérieur qu’intérieur.

Après un bon petit déjeuner, nous avons participé aux laudes, en étant actif. Car nous ne sommes que quatre et c’est donc à quatre que les lectures se feront. Un vrai bonheur encore une fois.

Puis ange gardien nous emmène, Tina et moi. A ce moment là, l’idée d’assister à la messe est loin, car la messe de Kaysersberg est exceptionnellement annulée et dans mon esprit, à Turckheim (là où nous serons déposés), il n’y en aura pas.

En arrivant, je file voir à l’église tout de même et, avec joie, la messe commence ! Comme quoi il n’y a pas de hasard ! En sortant de la messe, une dame remarque ma coquille sur mon sac et est heureuse de voir un pèlerin ce dimanche ! Et j’avoue que c’est un bonheur d’être la joie temporaire de quelqu’un !

Après la messe, un petit café, un petit gâteau et en avant, direction le Couvent Saint Marc. Une quinzaine de kilomètres, de montée…, mais le genou supporte et les sous bois sont magnifiques ! Encore une rencontre au détour du chemin, un couple alsacien, ayant déjà cheminé un peu sur le chemin d’Alsace, heureux de me voir, on échange quelques mots et j’apprends qu’ils repartent dans quelques jours ! Comme quoi, ce chemin peu fréquenté l’est quand même un peu ! J’avais lu qu’un peu plus de 200 pèlerins étaient recensés sur le chemin de Compostelle en Alsace. 

L’arrivée au couvent est impressionnante, au milieu de nul part, un couvent gigantesque ! Je crois même que c’est la première fois que j’en vois un si grand. C’est impressionnant !


A l’intérieur, on m’accueil avec un café et une part de gâteau ! Royal encore une fois !

 Je découvre ensuite ma chambre d’une nuit: grand luxe ! On commence à s’y habituer ! Ça change du Chemin du Puy en Velay, ou en Espagne sur le Camino, où les pèlerins sont entassés par manque de place, ici, et depuis le début, c’est chacun sa chambre ! Vraiment plaisant et reposant.


J’ai la joie de retrouver des amis et leur mini fils (1 mois !). Un bon moment de passer, ça fait chaud au cœur de pouvoir les voir un peu et de partager un moment. Et quoi de mieux que de voir la frimousse d’un tout petit bébé ! Même si finalement ce chemin est court et bien je ressens davantage ce besoin de voir des amis, à l’inverse, en 2013, c’est au bout d’un mois et demi que j’ai ressentis vraiment ce besoin. Étrange comme chaque chemin est si différent, mais c’est aussi l’état d’esprit et de cœur où l’on se trouve qui est lui aussi très différent.

Ce soir le repas est à 18h45, je retrouve Tina et un couple de Strasbourgeois en retraite ici quelques jours. J’avoue que j’ai termine tout les plats ! Mais j’avais tellement faim ! De sauter le repas de midi ne me va pas !

Une belle nuit s’annonce !

Chemin de Compostelle en Alsace: Samedi 23 Avril: de Bernardvillé à Dusembach – 30km (détour)

Chemin de Compostelle en Alsace:samedi 23 Avril: de Bernardvillé à Dusembach – 30km (détour)
Réveil avec le chant des oiseaux, le seul moyen de connaître l’heure à prix imagine d’ailleurs, car ils chantent, en ce moment, aux alentours de 6h. Et la, bonheur ! La pluie n’est pas encore arrivée ! Une joie de replier la tente, presque sèche ! Et, en remballant les affaires, les premières gouttes arrivent ! Comme quoi, il n’y a pas de hasard ! Du coup je prends la route, sans rien dans le ventre car je sais que je trouverais bien en chemin de quoi me rassasier !
Avant que la pluie ne mouille trop, je profite d’un tabac/supérette qui propose des cafés et en prend un grand avec un sandwich (bon j’avais déjà pris une tartelette aux amandes un peu plus tôt j’avoue !). Une dame très gentille, qui me laisse charger un peu mon téléphone.  

Quelques heures plus tard, et après un grand détour à cause d’une erreur ou du balisage fouillis, j’arrive enfin à Kintzheim. Les genoux ne va pas bien, je suis trempé de chez trempé, bref le moral tombe vraiment au plus bas ! Je regarde pour prendre un bus jusqu’à Ribeauvillé, mais aucun bus ne passent le samedi ! Découragement total là je l’avoue ! Et puis je me dis qu’il est midi, que le repas portera conseil ! Des gens très serviable et c’est avec plaisir qu’on me charge mon téléphone et qu’on me sert un repas super copieux ! Le serveur me dis que je suis le quatrième pèlerin en trois mois qu’il voit s’arrêter ici et du coup on parle rapidement du chemin car ça l’intrigue un peu !
Après le repas, le moral remonte même si la douleur est bien présente mais j’ai de la batterie alors je profite de quelques sms qui remontent le moral, branche la musique, enfile des affaire propres et trace la route via la départementale pour éviter certaines montée du tracé ! Deux heures plus tard, Ribeauvillé m’accueil ! Cette ville où j’étais passé en 2012 avec Johan et Marion, j’aperçois ces châteaux où nous avions campé ! 

  
Mais Ribeauvillé n’est pas ma destination. Un petit tour à l’église vraiment magnifique et je repars direction l’ermitage de Notre Dame de Dusenbach à environ 2,5km de Ribeauvillé.
Après un chemin de croix en montée, j’arrive à cette ermitage que j’avais aussi vu en 2012 ! Que de « hasard » !

  
 C’est la fin d’un mariage et le petit ermitage grouille de monde ! De quoi ai je l’air moi tout trempé et sale ? C’est sans doute pour cela que l’on ne me propose pas de venir au repas du soir ! (Blague)
J’avais téléphoné pour prévenir de ma présence ce soir et on m’accueille avec un si grand sourire que cela fait oublier toute la journée ! 

  

Que de luxe encore ce soir, une chambre privée, une belle cuisine, une douche gigantesque, du chauffage, de la soupe chaude, de la charcuterie, du fromage, du pain ! Royal ! Et en prime: de l’argile pour mon genou ! Mieux qu’un hôtel !

Je rencontre mon deuxième pèlerin aussi ! Enfin pèlerine plutôt ! Une allemande, sur le chemin pour quelques jours. Demain nous allons au même endroit et donc nous risquons de marcher ensemble pour sur !
Mais d’ici là, je vais profiter d’une belle nuit réparatrice !