Archive pour Compostelle 2013

Marcher vers Compostelle : l’Histoire d’après – 2ème partie

Certains lecteurs le savent, mon premier chemin vers Compostelle, je l’ai commencé en 2012, à la suite d’une blessure physique, j’ai dû m’arrêter au pied des Pyrénées, après un mois de marche, de rencontres et de moments tous plus fort les uns que les autres.

Je me souviendrais toute ma vie de ce jour, où j’ai accepté de dire « stop ». Ce n’était pas le bon moment pour moi, ou alors quelqu’un avait quelque chose de plus grand et de plus puissant à accomplir en moi…

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Une année après, en 2013, j’ai repris la route, en débutant de nouveau du Puy-en-Velay, et, après deux mois de marche et d’épreuves, j’ai pu enfin entrer dans la ville de Saint-Jacques-De-Compostelle. Ceux qui sont arrivés jusqu’ici se rappelleront quelle émotion les a envahi, les a saisi…

Ce jour-là aussi restera gravé en moi. Je me souviendrais toute ma vie, m’être écroulé en larmes à l’intérieur de la Cathédrale de Santiago, pendant plusieurs heures, je me souviendrais toute ma vie des milles « merci » que j’ai adressé en pensée. Des « mercis » que j’adressais à quelqu’un que je ne connaissais pas, avec qui je n’avais jamais eu aucun contact et que pourtant j’avais parfois détesté, insulté… Un quelqu’un qui m’avait pourtant soutenu secrètement lors des diverses épreuves de ma vie, un quelqu’un qui resta toujours discret en attendant que j’ouvre mon cœur, un quelqu’un qui a veillé sur moi toutes ces années, pour ne pas que je sombre dans l’obscurité, un quelqu’un qui m’a permis d’allé, pour la première fois de ma vie, jusqu’au bout des choses, un quelqu’un qui m’a porté jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans un but un seul, celui de remplir mon cœur d’amour !

Au  fond de moi, durant de nombreuses années, ce quelqu’un avait maintenu une petite flamme, si minuscule que sa chaleur ne m’avait pas interpellé mais quelqu’un l’avait pourtant gardé allumé, parfois maintenu avec force lorsque j’y jetais de l’eau dessus !

Cette petite flamme ressemblait sans aucun doute à cette veilleuse rouge que l’on trouve dans les églises, proche du tabernacle, veilleuse qui symbolise la présence de Dieu…

Cette lumière, présente dans mon cœur, en a subit des averses, des déluges, des tempêtes et pourtant quelqu’un l’a maintenu allumé…il m’aura fallu presque trois années après ce retour de Saint-Jacques-de-Compostelle pour comprendre une partie de mon Chemin et ouvrir mon cœur sur le chemin à venir.

 

Compostelle raisonnait en moi, j’avais ce besoin de repartir, d’en parler, de lire des ouvrages, on aurait pu même penser que cela en devenait une véritable obsession. Se sentir incompris par ceux qui ne saisissaient pas la force de ce Chemin, la puissance qui nous attire à lui. Les Jacquets et Jacquettes qui en sont revenus le savent, le Chemin de Compostelle c’est un aimant bien plus puissant que le Nord, il nous attire, nous envoute même ! Les soirs on y repense, on tombe sur une photo et l’on pleure, on revoit son sac à dos et on a envie de le saisir et reprendre notre chemin.photo1

Chaque jour qui passait n’était pour moi qu’une attente, j’attendais simplement de repartir, de reprendre mon bourdon de pèlerin et parcourir de nouvelle route jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Puis, un beau jour, un signe fort…une rencontre…virtuelle.

Sur le moment je n’ai absolument pas réalisé mais à l’heure actuelle tout est si clair : je venais de rencontrer, par le plus grand des hasards, la future femme de ma vie, ma future épouse. Venue échanger par mail juste pour quelques informations sur le Chemin de Compostelle, messages après messages une rencontre eu lieu. Et en ce jour du 28 Décembre, nous nous sommes rencontrés physiquement, nous avons échangé et ce soir-là, en partageant notre premier verre, je ressentais un amour puissant qui voulait jaillir : c’est elle, oui c’est elle que mon cœur attendait !

Aujourd’hui, cela fait une année que Sophie m’accompagne chaque jour dans ma vie. Je ne saurais jamais pourquoi j’ai eu cette si belle chance de la rencontrer, je ne saurais jamais ce que j’ai fait pour mériter un si grand bonheur, un si grand amour et je ne peux que remercier chaque jour Dieu pour sa si grande bonté envers moi, moi qui l’avais tant détesté, tant bafoué…main-dans-la-main

 

Il m’a pardonné et donné tant d’amour…

Dans l’amour de Dieu nous avançons sur ce nouveau Chemin qui est devant nous, main dans la main, le cœur léger.

 

Marcher vers Compostelle : l’histoire d’après – 1ère partie

Marcher vers  Compostelle : l’histoire d’après – 1ère partie

 

Voilà déjà quelques temps que je souhaitais partager avec vous mon aventure sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 2012 lorsque je suis parti pour la première fois, j’avais rédigé un petit « mémoire de ma route » que j’avais offert à une poignée de personnes, principalement les membres de ma famille. Je n’avais pas voulu le diffuser sur internet, mais j‘en avais tout de même publié quelques très courts extraits. En 2013, lors de mon nouveau chemin vers Compostelle, j’avais pris le temps, chaque jour, de publier presque en direct un article résumant ma journée et mes modestes aventures journalières. C’est de là que mon site www.marcher-vers-compostelle.com a pris une ampleur que je n’avais pas imaginé. Ce petit site que j’avais créé principalement pour que mes proches et amis puissent suivre mes aventures a vite vu son nombre de visites journalières exploser. J’avais donc décidé de le dédier au Chemin de Compostelle et de partager avec vous mon expérience, des conseils mais aussi essayer au maximum de répondre à vos questions etc.

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Ce site je l’ai donc conservé, cela depuis maintenant bientôt quatre années ! Je me demandais souvent pourquoi je le gardais…mais aujourd’hui je le sais !

Dans les jours à venir, vous pourrez découvrir une histoire, mon histoire ! En quoi ce modeste site a été, au final, l’outil qui a radicalement changé ma vie et qui fait qu’aujourd’hui je vous raconte cette histoire…

Rendez-vous dans dix petits jours pour lire la suite …

Souvenirs du Chemin de Compostelle 1/10

En ce Dimanche, j’ai décidé de vous écrire une suite de dix souvenirs de l’avant Chemin, du Chemin ou de l’après Chemin de Compostelle. Je ne sais pas par avance quels seront ces souvenirs, ils viendront sans doute au fil des jours et semaines. Peut être de simples anecdotes mais chacun de ces souvenirs auront un côté intimiste. Simplement car ce sont des faits qui m’auront touché au plus profond de moi mais aussi parce que, après bientôt quatre ans depuis mon premier départ vers Compostelle, je trouve enfin la force de partager ces souvenirs. Je sais que cette force est liée à ce qui m’arrive aujourd’hui et je suis donc heureux de ce partage avec vous !
Cela avait commencé avec la publication d’extraits du récit de mon Chemin de 2012 et cela continue avec cette volonté de vouloir en partager plus avec vous, inconnus, internaute, Pèlerins, randonneurs.

Je commence par ouvrir mon fameux dossier photo du Chemin de Compostelle, car c’est par là que je veux commencer pour vous raconter un premier souvenir. J’aurais pu choisir ma Crédenciale ou mon vieux guide gribouillé, mais ce Dimanche ça sera par l’album photo que je commence. L’album photo de 2013 pour être plus précis. Et je me dirige plus précisément vers les photos du Camino Frances, la partie Espagnole du Chemin de Compostelle.

Lorsque j’ai passé les Pyrénées, avec le brouillard, le froid, la neige et la pluie, je suis arrivé en Espagne et c’était un moment assez dur. Dur dans le fait que j’allais dire au-revoir à des amis rencontré sur le Chemin depuis presque le départ. Et c’est de ces amis que je vais sans doute vous parler dans mes souvenirs. Car ces amis du Chemin sont comme une famille à mes yeux. Je ne prends sans doute pas assez de nouvelles d’eux mais ils sont dans mon cœur et j’ai l’impression de les connaitre depuis toujours.

Johnny, l’Américain.

J’ai croisé Johnny pour la première fois en France, à Aire-sur-l’Adour, autour d’un verre. Et en Espagne, nous ne nous sommes presque jamais quitté. Je ne me souviens plus trop d’où il avait débuté son Chemin, mais il me semble que c’était au Puy-en-Velay, comme moi. Nous nous sommes retrouvé en Espagne et rapproché. Car il faut dire qu’en Espagne, nous ne reconnaissions plus aucune têtes ! C’était très déstabilisant et tellement de gens présents pour « l’esprit sportif », c’était assez étrange ces premiers jours sur le Camino.

Johnny parle très bien le Français, c’était pratique car du coup il pouvait me faire travailler mon anglais et les discussions étaient en « fran-glais » un bon mélange de Français et d’Anglais ! Il m’a même appris quelques mots d’Espagnol ! Je ne vais pas vous narrer ces divers moments vécus et anecdotes, mais une ressort des autres.IMG_2683

Nous avions dormis à Belorado et partions en direction de San Juan de Ortega, arrivé là bas, rien de très accueillant et une sensation un peu étrange. Temps maussade, beaucoup de monde et j’ai ressenti que l’ambiance qui y régnait n’était pas celle dont j’avais besoin. Johnny était là avec sans doute, la même sensation que moi. Partant d’une blague, nous avons décidé de nous rendre jusqu’à Burgos, qui était à vingt huit kilomètres encore. Nous en avions déjà vingt cinq dans les pattes.

Ce fut de sur la journée la plus éprouvante de ce Chemin, en terme de chaleur, de soif, de baisse de moral. Une folie aussi pour le corps qui allait devoir encaisser plus de cinquante kilomètres dans la même journée !

Après des doutes, après des peines, nous sommes arrivés à Burgos, assez tard. Une seule place à l’Albergue, que j’ai laissé à Johnny, et moi on me dirige vers un autre lieu où on m’a proposé de dormir par terre. Après une telle journée, je rêvais d’un vrai lit mais j’ai fais avec.

Cette jouIMG_2014rnée restera gravée en moi car j’étais heureux d’avoir partager une telle folie avec Johnny. Nous avions déjà partagé des moments amusants (recherche de Tapas, recherche de Ricard !) mais cette épreuve a sans doute resserré encore notre lien.

 

C’est avec ce même Johnny que j’allais entrer à Santiago, Saint-Jacques-de-Compostelle, ce même Johnny quIMG_2628i prit la seule et unique photo de moi que j’aime regarder et partager. Ce même Johnny avec qui j’étais heureux d’arriver au Cap Finisterre (Fisterra – Finis-terra) et apercevoir des dauphins ! Ce même Johnny avec qui j’étais heureux de partager l’arrivée à la borne « zéro ».

Nous avons partager des repas, des apéros, des moments de joie mais aussi de doute, des moments d’émotions forts et c’était avec tristesse que je disais au revoir à Johnny. Et quelques larmes…

Johnny fût l’un des quelques Pèlerins qui m’auront marqué à vie et plus encore…

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D’autres amis qui voyageaient dans mon sac à dos !

 

Quoi mettre dans son sac à dos ?

Il n’y a pas de « liste type », c’est avant tout VOTRE sac à dos alors c’est à vous de porter ce dont vous pensez avoir besoin (avec la possibilité d’en enlever tout au long du Chemin de Compostelle 😉 ). J’ai appris à moins me charger lorsque je suis repartis en 2013 mais c’est l’expérience vécue en 2012 qui m’a permis de tirer des conclusions et d’essayer de moins remplir mon sac à dos. Cette liste vous permettra peut être de voir les choses sous un autre angle et de vous charger différemment.

Vêtements :
• Chaussettes : 2 Paires (La marque « Lorpen » est pas mal à mon goût) (une sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• Boxer (sous vêtements) : 2 (qui sèchent rapidement) (un sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• T-shirt : 2 (« sans marque » mais en coton fin si possible car cela sèche mieux) (un sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• Short : 2 (les marques se valent toute mais si vous avez un petit guide, pensé aux poches sur les côtés du short car c’est pratique) (un sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• Chapeaux : 1 (j’avais le chapeau de brousse que j’avais à l’armée, mais une casquette peut aller aussi, c’est une question de confort perso je pense)
• Polaire : 1 (j’avais un petit polaire Colombia qui m’a suffit pour le soir après la douche)

[ suivant la saison, il faut adapter vos vêtements. Personnellement je marche toujours en short (hiver/printemps,été et automne) mais je prends le soin de bien me couvrir en haut ainsi que de mettre une écharpe que je peux enlever si j’ai trop chaud. Faites attention à la saison avant de partir. ]

Toilette et pharmacie:
• Serviette : 1 (légère si possible, pas la peine d’en prendre une gigantesque car le séchage sera plus long. Mais n’hésitez pas à la « tester » avant pour voir aussi le confort car certaines serviettes de « camping » sont peu confortable et absorbe pas du tout l’eau alors ne pas hésiter à l’utiliser pendant une semaine et la faire sécher « comme si vous étiez sur le Chemin »)
• Savon de Marseille : 1 (il sert à tout : se laver, laver ses affaires donc c’est le top à mon avis.)
• Dentifrice : 1 tube (essayé de trouver des « tubes d’échantillons », c’est plus petit et vous en aurez assez)
• Brosse à dent : 1 (une petite de voyage si possible)
• Gant de toilette : 1 (question perso, mais après une bonne journée de marche, se frotter le corps ne fait pas de mal !)
• PQ : 1 demi rouleau (on ne sait jamais ^^’. Dans les gîtes il y en a toujours mais le long du Chemin ce n’est pas sur alors bon un demi rouleau, emballé dans un sac congélation pour ne pas qu’il prenne l’eau au cas ou ^^)
• Trousse de secours : 1 (pas la peine de prévoir le défibrillateur … un peu d’éosine, quelques pansements, de l’arnica en grain, de l’huile d’arnica aussi pour se masser peut être un plus. Une aiguille à coudre pour percer les ampoules délicatement, une petite fiole d’alcool. Peut-être une boîte de Paracétamol aussi ainsi que vos traitements perso. De la crème solaire et après solaire. (perso je n’en ai pas emmené car j’étais déjà « bronzé » vu que je travaillais dehors donc je n’ai pas chopé de coups de soleil comme certains.)

Couchage :
• Drap de soie (ou un sac à rêves): 1 (léger et suffisent, surtout si vous partez en juillet août. Il y a des couvertures en principe dans les gites et refuges)
• Duvet léger (si vous souhaitez dormir dehors parfois cela peut vous aider, perso j’ai un drap de soie et un duvet « lafuma extreme 600 » très léger, petit et pas trop cher)
• Taie d’oreiller : 1 (important car il y a régulièrement des oreillers dans les gites mais jamais de taie donc c’est bien d’en avoir une pour question d’hygiène de soi et des autres. Et vous verrez que parfois les gites sont peu propre…donc cela aide ^^)
• Tente (en prendre une très légère mais très onéreuse. Ceci dit, le camping n’est pas le meilleur choix sur le Chemin, enfin c’est mon avis)

Pluie :
• Poncho : préférer le poncho, car cela permets de couvrir le sac à dos. Éviter le modèle « quechua » bleu foncé vachement épais car vous allez crever de chaud dessous … en préférer un assez « fin » de bonne qualité. Même si vous risquez de ne l’utiliser que quatre à cinq fois mais il faut mieux marcher au sec ^^
• Couvre sac : prendre un modèle de bonne qualité car ils sont vraiment étanches. Les modèles vendus avec le sac ou à côté type « quechua » et compagnie, ne résiste qu’à des petites pluies. Si la pluie dure toute la journée…votre sac sera trempé et vos affaires aussi ^^’ Avoir un poncho permet de réduire ce risque vu que le poncho va par-dessus le sac à dos.

Utile :
• Boite plastique : 1 (pour mettre dedans votre pique-nique du midi que vous préparez la veille au soir)
• Couverts : 1 ensemble (couteau : opinel c’est le top, une petite fourchette et une cuillère, le tout en métal car cela reste plus robuste. Vous pouvez utiliser le « tatoo » de l’armée qui est pas mal enfin juste la fourchette et la cuillère) (cela m’a beaucoup servit en Espagne où il y a peu ou pas de couverts dans les gîtes)
• Lampe frontale : 1 (important que ce soit le soir en gites, ou pour les matins avec un départ tôt pour avoir un levé de soleil etc.)
• Lunettes de soleil : 1 paire (pas impératif, mais si vous êtes sensible au soleil au niveau des yeux, ne pas hésiter à les prendre.)
• Tongs ou sandales : 1 paire (impératif à mon avis. Peut-être préférer des sandales qui permettent de marcher avec pour visiter le soir tout en pouvant être pieds nus. Les tongs ne sont pas top pour visiter certains coins mais c’est un peu plus léger dans le sac à dos ^^’)

• Quelques pinces à linge avec votre prénom dessus. (car les gîtes en manque et en Espagne c’est introuvable dans les accueils !)

Eau :
• Gourde : 1L (préféré la gourde au « camelback » – poche à eau -. C’est là aussi un avis perso mais le camelback est complexe à remplir et au bout de quelques semaines de marche l’eau prend un « gout » dû aux divers champignons et bactéries. De plus vous ne savez jamais où vous en êtes dans votre niveau d’eau vu qu’il est dans le sac. La gourde permet, lorsque vous buvez, de vous poser le temps de la sortir, donc de faire une petite pause et elle permet aussi d’y mettre un jus de citron pour à la fois désinfecter mais aussi permettre de mieux assimiler l’eau que l’on boit.)
• Petite bouteille plastique : 1 (en prévoir une, très petite, pour toujours avoir une « ration d’eau de secours ». En acheté une neuve et la laissé dans le sac. En principe il y a de l’eau partout sur le Chemin mais bon en Espagne il faut parfois prévoir)

Numérique :
• Appareil photo : 1 (je pense que c’est essentiel car vous aurez de si belles images ! Mais pas la peine de prendre un gros machin, un simple compact suffit…enfin à mon avis ^^)
• Carte mémoire : 2 (ne pas faire toutes ses photos sur la même carte mémoire, au « cas ou »)
• Portable et chargeur : 1 (c’est bien d’en prendre un, même si vous ne l’allumez que rarement, mais entre pèlerins on s’échange les numéros pour essayer de se retrouver les soirs ou dans quelques jours et puis il y a de moins en moins de cabines téléphoniques sur le Chemin de Compostelle)
• Écouteurs : 1 paire (si vous aimez la musique, n’hésitez pas à les prendre. Je sais qu’à un moment j’ai eu un besoin de musique en marchant. Faites en sorte que la musique soit sur votre téléphone pour éviter de vous charger plus avec un appareil.)

Guides et livres :
Guide : 1 pour la France (Gros débat sur les guides, voir la rubrique dédiée aux guides )

• Livre de poche : 1 petit (j’aime lire alors l’an dernier j’ai emporté un livre. Je l’avais presque terminé au bout d’un mois…certes je ne lis pas vite mais en fait sur le Chemin vous avez peu de « temps libre » on va dire. Si vous faites des rencontres vous en aurez encore moins. Mais bon en avoir un petit dans le sac peut être utile pour le retour en train ou les jours où vous désirez marcher seul et loger seul.)

sac à dos pour compostelle

Ceci n’est pas une liste impérative, c’est juste la liste des choses avec lesquelles je suis partis du Puy-En-Velay. Il faut adapter cela à vos besoins/peurs, à la saison et à vos habitudes. N’hésitez jamais à tester votre matériel dans n’importe quelle condition histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise 🙂

Marcher vers Saint-Jacques-de-Compostelle

Courte vidéo avec quelques images tournées en 2013 lors de mon Chemin vers Saint-jacques-de-Compostelle. Beaucoup d’ami(e)s rencontrés, de super moment malgré pluie, neige et tempête de grêle pour le mois passé en France !

 

 

Marcher vers Compostelle avec son chien

Aujourd’hui c’est un petit article, rédigé par une Pèlerine (Vanina L.) partie avec son toutou. (Loupiot! Et oui comme le jeu !)! Beaucoup se posent des questions sur le fait de partager cette aventure, ce Cheminement avec leur compagnon, voici donc quelques pistes de réponses, de quoi peut être mieux vous préparer et répondre à quelques interrogations. N’hésitez pas à partager votre expérience via les commentaire ou sur la page Facebook de « Marcher Vers Compostelle« 
Marcher avec son chien – Vers Compostelle –Cet été j’ai marché du Puy en Velay à Eauze avec mon chien Loupiot (dit Loulou) mélange de malinois et de husky.
J’ai souhaité marcher avec lui pour plusieurs raison : qui allait le garder tout ce temps? et pour un chien venant de la spa, ne serait ce pas une belle histoire? La première promenade que j’avais faite avec lui après sa sortie du refuge, j’avais du le porter, il n’avais pas les muscles assez forts pour marcher, il n’était jamais sorti ou presque…..
Soutenue pas mon vétérinaire, ancien pèlerin, et un ami éducateur,qui tous les deux connaissent bien mon chien, je suis donc partie avec Loulou. Je me propose de vous livrer ici les conseils que l’on m’a donné et ce que j’ai expérimenté en marchant.
Même si cela s’est très bien passé,  je  comprends maintenant pourquoi on m’avait déconseillé de partir avec un chien.

  • Il est important qu’il soit habitué à la marche, qu’il aime cela, et surtout de l’entrainer sur goudron, au moins une heure par jour, plusieurs mois avant le départ. Il existe des produits qui durcissent le dessous des pattes. Je n’en ai pas utilisé, mais il parait que c’est très bien. N’oubliez pas qu’il y a de longues portions du chemin sur route…
  • Et puis habituez vous à la question : « et ses coussinets, pas de problèmes? » au moins trente fois par jour 🙂 Loulou n’a pas eu ce problème…
  • Le collier anti puces et tiques est indispensable.
  • Dans la plupart des cas, votre chien va dormir dehors et c’est normal. Peu de gites sont équipés « chiens », et peu de gites accepteront que le chien dorme à l’intérieur. Loulou a dormi pratiquement toutes les nuits dans des garages, rarement, et le plus souvent dehors, à l’attache, dans des jardins, sous des arbres, à l’entrée d’un cimetière, sous un auvent, sous une table….Il est donc très important que le chien ne gémisse pas, n’aboie pas sans raison, ne morde pas. Pour le faire dormir, j’avais un tapis de sol compostelle avec un Chienun peu épais et un paréo et une corde un peu longue (3m) pour qu’il puisse bouger dans la nuit. Je n’ai pas eu de problèmes particuliers, sauf pour convaincre certains propriétaires de gites qui avaient été échaudés par des chiens bruyants ou faisant des dégâts.
  • Le rythme de marche. Même épuisé, le chien vous suivra…Il vaut mieux attendre qu’il ne le soit pas. Il est important de caler son rythme à celui du chien, de faire des pauses s’il fait trop chaud, ou s’il commence à être fatigué. Il vaut mieux une pause d’un quart d’heure à l’ombre quand le chien commence à être fatigué qu’une heure quand il est épuisé. Pour Loulou, j’ai vite compris que sa distance idéale journalière était entre 20 et 25 km. j’ai donc du adapter mes étapes à ce rythme. J’ai vu pas mal de chiens « craquer » parce que les étapes étaient trop longues pour eux ou le rythme trop soutenu, sans assez de pauses. De même, il faudra s’arrêter une journée si vous voyez que le chien est vraiment fatigué.
  • L’eau : il faut prévoir l’eau du chien et lui donner à boire toutes les heures. J’ai eu la chance qu’il pleuve et que mon chien boive dans les flaques, les rivières et les abreuvoirs. Mais dans certains endroits secs et sans point d’eau , eh bien…j’ai tapé aux portes. Il faut aussi penser à mouiller le chien le plus souvent possible quand il fait chaud.
  • La nourriture : il existe des sacs spéciaux pour chiens qui leur permettent de porter leurs propres croquettes. compostelle avec un ChienJe n’ai pas testé. Mon chien a ostensiblement refusé les croquettes au bout de trois jours, j’ai donc du improviser pour la nourriture.Sur les conseils du vétérinaire, une petite tartine bien beurrée le matin pour l’énergie, et après….une boite de raviolis par jour (le plus simple que j’ai trouvé et qu’il accepte de manger) plus tous les restes des gites.
  • L’obéissance est fondamentale: Un chien qui tire, c’est épuisant. J’ai marché avec Loulou en laisse, la laisse accrochée à la sangle ventrale du sac, pour avoir les mains libres. Loulou était en laisse dans les villages, pendant les portions de chemin sur route et aux abords des fermes à cause des chiens. et libre dans la nature. Il marche au pied à la demande et revient bien quand on l’appelle. Il n’aboie ni sur les vaches ni sur les chevaux.

Au final, cela a été une merveilleuse expérience. Loulou est revenu en pleine forme et sans aucun problèmes de pattes. Mais l’été prochain, je ne l’emmènerai pas en Espagne. Cela a été trop compliqué et difficile pour lui de marcher quand il faisait très chaud, même si nous avons eu la chance d’avoir un été pourri.

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Merci à Vanina L. pour cet article et son partage. [ En bonus, un petit texte sur le Chemin: http://aufildesliensetdesespoirs.blogspot.fr/2014/08/chemin.html ]