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Chemin de Compostelle en Alsace: Lundi 25 Avril: de Guebwiller à Thann – 19 km

Chemin de Compostelle en Alsace: Lundi 25 Avril: de Guebwiller à Thann – 19 km

Ce matin, Christophe, de l’accueil pèlerin « le Puisatier » m’apporte le petit déjeuner: pain frais, pain au chocolat ! Le luxe encore et toujours ! Plusieurs café et de belles discussions ! Un super moment et encore une fois sur ce chemin, une joie de rencontrer une nouvelle personne. Je sais que je reverrais Christophe rapidement, que cela soit dans le Jura ou en Alsace ! Un ancien pèlerin reste pèlerin toute sa vie et dans ses paroles cela se sent, le chemin guide nos pas de chaque jour !

Départ un peu avant 10h, vu la petite étape, pas de stress ! Pas de pluie pou débuter mais je la vois au loin et en fait, très vite, le petit crachin devient petite plue qui mouille ! On sort l’attirail: poncho !

Chemin de sous bois, au milieu des sous bois et des vestiges de la grande guerre. Deux siècles après ce tragique conflit, les traces sont encore bien visibles. Je ne peux m’empêcher de penser à ces femmes, hommes et enfants morts pour les intérêts des « grands » de ce monde.


Une stèle dédiée aux pèlerins doit croiser mon chemin mais, peut être à cause de la pluie et de mon rythme soutenu, je ne la vois pas et ne vois aucun panneaux l’indiquant. Dommage !


A midi, je prends le temps de me faire un bon repas. Et oui, la pluie donne faim mais donne surtout envie de se poser ! Par tout hasard je découvre un petit restaurant de village comme j’adore ! Menu du jour pas cher, un accueil des plus sympathique ! Et en plus: du fait maison ! Super bon, bonne quantité, et la patronne et les clients étaient juste super gentils ! En prime je peux charger mon portable un peu !

Puis, on rechausse les bottines de pèlerin et direction Thann ! La météo variant du tout au tout: gris, pluie, neige et soleil animeront cette après midi !

L’arrivée à Thann se fait par les vignes a flan de colline, vraiment une superbe vue ! 

Je profites de mon passage pour visiter la collégiale saint Thiébaut de Thann, un bijoux ! Tant extérieur qu’intérieur ! Vraiment cela vaut le coup d’œil et appel à la réflexion.


Puis je prends la direction de mon lit de la nuit. Le centre Saint Thiébaut est complet alors j’avais réservé dans une chambre d’hôte que Christophe, de l’accueil de la veille (le Puisatier), m’a conseillé. En arrivant je rencontre donc une personne très gentille qui me propose une boisson chaude. Un bon café à l’arrivée de l’étape fait toujours du bien. Je découvre ma chambre…du grand grand luxe ! En prime: une serviette de bain !!! Ça peut paraître futile mais quel plaisir de s’essuyer dans une vraie serviette de bain ! Puis s’en suit une petite sieste qui finalement durera deux heures ! Je loupe d’allé une seconde fois à la collégiale pour prendre un peu de temps et je me dirige donc vers le restaurant que l’on m’a conseillé pour le soir. Et oui, ce soir c’est grand luxe pèlerin jusqu’au bout ! 


Demain sera donc ma dernière étape de mon chemin de Compostelle en Alsace. Aujourd’hui, je pensais à beaucoup de chose, dont celle de reprendre ce chemin rapidement, et pourquoi pas pour trois mois…jusqu’à saint jacques de Compostelle. C’est une interrogation que je me pose. Y retourner encore une fois, prendre une nouvelle fois le temps de se poser les bonnes questions, de remercier, de se recueillir. Je ne peux prédire l’avenir mais je sais qu’un jour je retournerais à Compostelle, oui je le sais.

Pour l’heure, c’est direction les étoiles de la nuit (sous les nuages et la pluie !)

Christophe m’a annoncé un super petit déjeuner pour demain matin ! J’avoue que j’ai hâte ! (Oui j’adore le petit déjeuner !)

Souvenirs du Chemin de Compostelle 1/10

En ce Dimanche, j’ai décidé de vous écrire une suite de dix souvenirs de l’avant Chemin, du Chemin ou de l’après Chemin de Compostelle. Je ne sais pas par avance quels seront ces souvenirs, ils viendront sans doute au fil des jours et semaines. Peut être de simples anecdotes mais chacun de ces souvenirs auront un côté intimiste. Simplement car ce sont des faits qui m’auront touché au plus profond de moi mais aussi parce que, après bientôt quatre ans depuis mon premier départ vers Compostelle, je trouve enfin la force de partager ces souvenirs. Je sais que cette force est liée à ce qui m’arrive aujourd’hui et je suis donc heureux de ce partage avec vous !
Cela avait commencé avec la publication d’extraits du récit de mon Chemin de 2012 et cela continue avec cette volonté de vouloir en partager plus avec vous, inconnus, internaute, Pèlerins, randonneurs.

Je commence par ouvrir mon fameux dossier photo du Chemin de Compostelle, car c’est par là que je veux commencer pour vous raconter un premier souvenir. J’aurais pu choisir ma Crédenciale ou mon vieux guide gribouillé, mais ce Dimanche ça sera par l’album photo que je commence. L’album photo de 2013 pour être plus précis. Et je me dirige plus précisément vers les photos du Camino Frances, la partie Espagnole du Chemin de Compostelle.

Lorsque j’ai passé les Pyrénées, avec le brouillard, le froid, la neige et la pluie, je suis arrivé en Espagne et c’était un moment assez dur. Dur dans le fait que j’allais dire au-revoir à des amis rencontré sur le Chemin depuis presque le départ. Et c’est de ces amis que je vais sans doute vous parler dans mes souvenirs. Car ces amis du Chemin sont comme une famille à mes yeux. Je ne prends sans doute pas assez de nouvelles d’eux mais ils sont dans mon cœur et j’ai l’impression de les connaitre depuis toujours.

Johnny, l’Américain.

J’ai croisé Johnny pour la première fois en France, à Aire-sur-l’Adour, autour d’un verre. Et en Espagne, nous ne nous sommes presque jamais quitté. Je ne me souviens plus trop d’où il avait débuté son Chemin, mais il me semble que c’était au Puy-en-Velay, comme moi. Nous nous sommes retrouvé en Espagne et rapproché. Car il faut dire qu’en Espagne, nous ne reconnaissions plus aucune têtes ! C’était très déstabilisant et tellement de gens présents pour « l’esprit sportif », c’était assez étrange ces premiers jours sur le Camino.

Johnny parle très bien le Français, c’était pratique car du coup il pouvait me faire travailler mon anglais et les discussions étaient en « fran-glais » un bon mélange de Français et d’Anglais ! Il m’a même appris quelques mots d’Espagnol ! Je ne vais pas vous narrer ces divers moments vécus et anecdotes, mais une ressort des autres.IMG_2683

Nous avions dormis à Belorado et partions en direction de San Juan de Ortega, arrivé là bas, rien de très accueillant et une sensation un peu étrange. Temps maussade, beaucoup de monde et j’ai ressenti que l’ambiance qui y régnait n’était pas celle dont j’avais besoin. Johnny était là avec sans doute, la même sensation que moi. Partant d’une blague, nous avons décidé de nous rendre jusqu’à Burgos, qui était à vingt huit kilomètres encore. Nous en avions déjà vingt cinq dans les pattes.

Ce fut de sur la journée la plus éprouvante de ce Chemin, en terme de chaleur, de soif, de baisse de moral. Une folie aussi pour le corps qui allait devoir encaisser plus de cinquante kilomètres dans la même journée !

Après des doutes, après des peines, nous sommes arrivés à Burgos, assez tard. Une seule place à l’Albergue, que j’ai laissé à Johnny, et moi on me dirige vers un autre lieu où on m’a proposé de dormir par terre. Après une telle journée, je rêvais d’un vrai lit mais j’ai fais avec.

Cette jouIMG_2014rnée restera gravée en moi car j’étais heureux d’avoir partager une telle folie avec Johnny. Nous avions déjà partagé des moments amusants (recherche de Tapas, recherche de Ricard !) mais cette épreuve a sans doute resserré encore notre lien.

 

C’est avec ce même Johnny que j’allais entrer à Santiago, Saint-Jacques-de-Compostelle, ce même Johnny quIMG_2628i prit la seule et unique photo de moi que j’aime regarder et partager. Ce même Johnny avec qui j’étais heureux d’arriver au Cap Finisterre (Fisterra – Finis-terra) et apercevoir des dauphins ! Ce même Johnny avec qui j’étais heureux de partager l’arrivée à la borne « zéro ».

Nous avons partager des repas, des apéros, des moments de joie mais aussi de doute, des moments d’émotions forts et c’était avec tristesse que je disais au revoir à Johnny. Et quelques larmes…

Johnny fût l’un des quelques Pèlerins qui m’auront marqué à vie et plus encore…

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D’autres amis qui voyageaient dans mon sac à dos !

 

Mon Chemin de Compostelle – 2012 – « Dernier jour sur le Chemin »

En 2012, je partais pour mon premier Chemin vers Compostelle. A mon retour, j’avais écris un cours recueil pour l’offrir à mes parents, quelques très bons amis et à ma grand mère. Peut être pour qu’ils comprennent un peu ce Chemin, pourquoi j’avais tout quitté pour celui-ci.
Ce texte je vous en dévoile quelques parties pendant le mois de Janvier. Il n’a rien de prétentieux, juste des lignes écrites simplement. Bien entendu, le gros de ce recueil restera intime et donc réservé uniquement à ceux pour qui je l’ai écris.
Bonne lecture de ces modestes lignes.
Les quelques lignes précédentes:
2. Dernier jour sur le Chemin

Aujourd’hui nous allons sur Saint-Jean-Pieds-De-Port ! Avec Per, le frisson du départ puis l’impatience, impatience de passer cette porte qui vous fait entrer dans Saint-Jean-Pieds-De-Port ! L’on marche d’un bon pas, l’on

Entrée de Saint-jean-pieds-de-port

Entrée de Saint-jean-pieds-de-port

voit toujours les Pyrénées qui se rapprochent, en fait nous sommes presque à leurs pieds ! Puis vint le moment tant attendu : nous sommes devant la porte de Saint-Jean-Pieds-De-Port ! C’est de la joie qui nous fait arriver, on sourit, on crie, on se serre dans les bras ! Mais là, on ne traverse pas cette porte. Étrangement on attend, on pense. Oui on pense à toutes celles et ceux que l’on a croisés sur ce Chemin, on pense à ceux qui méritaient de continuer et d’arriver ici, avec nous ! On pense à Violaine, à Dorothée, je pense à Jean-Claude, à Julie et à Stéphane bien sûr ! Un moment inoubliable et qui ne peut s’expliquer réellement. Cette porte, elle marque une étape importante, cette porte ce n’est rien qu’une porte mais c’est un nouveau Chemin, on le sait ! On fait le point dans notre tête, on pense à la personne qu’on était lors de notre départ, et on pense

Accueil à Saint-jean-pieds-de-port

Accueil à Saint-jean-pieds-de-port

à celle que l’on est aujourd’hui avant de passer cette porte ! Puis on se lance, on la passe ! Au milieu de centaines de touristes, on crie, on saute de joie ! Nous sommes heureux, heureux d’avoir marché trente et un jour ensemble, partageant des joies, des peines, des douleurs, des repas, des nuits bref la vie ! Merci, merci de m’avoir permis d’arriver jusqu’ici ! Puis on est rejoint par Alice et on retrouve sur place Marie et Vincent et puis Mogen aussi ! Le soir, on décide de tous aller manger dans un petit restaurant, fêter cette aventure ! C’est en cette soirée que, malgré un bonheur immense, je décide de mettre fin à mon

Restaurant à Saint-jean-pieds-de-port

Restaurant à Saint-jean-pieds-de-port

aventure pour rejoindre les gens que j’aime. Des larmes, des larmes ; oui des larmes ! Car oui j’arrête mais dans le fond je sais que cet arrêt n’est pas ma décision, je sais que j’arrête pour quelqu’un et non pas pour moi. Vincent le Québécois est là pour me soutenir, et je lui confie quelque chose d’important : une petite pierre. Ce petit caillou que j’ai emmené depuis chez moi, ce « poids » que je devais lancer à Fisterra, le bout de la terre ! Je lui confie car je sais qu’il l’emportera au bout pour moi […]

Chemin de Compostelle: un rêve à ne pas mettre de côté !

En 2013, lorsque j’ai pris un nouveau départ depuis le Puy-en-Velay pour le Chemin de Compostelle, j’ai rencontré, les deux premières semaines, énormément de personnes retraitées. J’ai lu dans leurs regards, mais aussi elles se sont confiées à moi, ce rêve que je réalisais, elles regrettaient de ne pas l’avoir réalisé avant, plus tôt, pour avoir une autre vision.

Elles avaient tout fait pour avoir une bonne vie, ne pas perdre leur travail, se dire qu’à la retraite elles auraient le temps pour réaliser des rêves mis de côtés etc. Mais se rendaient bien compte qu’au final, le temps manquerait, l’énergie aussi parfois.

Alors n’oubliez jamais de réaliser vos rêves, vos envies car le temps ne s’achète pas et, quoi qu’il arrive, après le Chemin de Compostelle, vous aurez une autre vision de la vie, une autre volonté, une autre énergie pour réaliser vos projets !

Une petite vidéo réalisées par une petite bande de joyeux lurons !

N’oubliez pas aussi la vidéo de A.L HOST qui parle de son Chemin de Compostelle et de se qu’il a changé dans sa vie.

 

 

Le chemin de Compostelle change-t-il votre vie ?

Beaucoup de pèlerins le disent, le chemin a changé leur vie. Mais quels aspects exactement ? A.L. Host répond à cette question qui lui a très souvent été posée.

A.L HOST est auteur du livre  » La voie des cœurs nomades « 

Mon Chemin vers Compostelle – 2012 – « Début d’un Chemin »

En 2012, je partais pour mon premier Chemin vers Compostelle. A mon retour, j’avais écris un cours recueil pour l’offrir à mes parents, quelques très bons amis et à ma grand mère. Peut être pour qu’ils comprennent un peu ce Chemin, pourquoi j’avais tout quitté pour celui-ci.
 
Ce texte je vous en dévoile quelques parties pendant le mois de Janvier. Il n’a rien de prétentieux, juste des lignes écrites simplement. Bien entendu, le gros de ce recueil restera intime et donc réservé uniquement à ceux pour qui je l’ai écris.
 
Bonne lecture de ces modestes lignes.
Les quelques lignes précédentes:

 

  1. Début d’un Chemin

Le train part, la gare s’éloigne et ça y est vous êtes seul : un peu de peur, un peu d’appréhension, et beaucoup d’impatience, vous partez seul dans une aventure hors du commun. Oh, bien sûr, de nombreuses personnes peuplent le train, mais dans votre tête, vous êtes seul. Plus les heures de trains défilaient, plus l’impatience montait et plus la peur s’effaçait. Je suis arrivé à Lyon pour prendre un train en direction du Puy-en-Velay, ce train est « horrible » ! Il est si lent, interminable, à croire qu’il s’arrête partout pour vous « gonfler à bloc » et vous faire affronter la première épreuve du Chemin : la patience ! Je peux vous dire que pour le coup c’est réussis ! Lors de l’arrivée en gare du Puy-en-Velay, j’ai eu l’impression de découvrir un nouveau monde, pourtant j’avais déjà débarqué dans cette même gare quelques années auparavant pour aller chez Franck et Estelle, deux amis de la Ferme du bout du monde; mais cette IMG_1745gare, connue quelques années auparavant, ne ressemblait en rien à mes souvenirs, pourtant c’était bien elle !

Je ne sais pourquoi, mais je ne voulais pas dormir au Puy-en-Velay, j’avais tellement envie de partir… Alors j’ai pris le chemin à quatorze heures. J’ai juste marché deux petites heures pour arriver dans mon premier gîte à Tallode. Surpris, je fis la rencontre des premiers Pèlerins, enfin plutôt randonneurs pour le coup. Deux dames de Bordeaux et un couple Allemand ainsi que leurs enfants et puis un petit âne. Ce soir-là les discussions étaient faciles, mais, à vrai dire, je me suis déjà senti bien loin de l’état d’esprit de ces « touristes ». Je sais que nous ne faisions pas le même Chemin. Je ne critique pas leur démarche mais je ne me sentais pas à l’aise face à ces personnes cherchant l’exploit sportif… sur une semaine. Non, moi je ne cherche pas cela et Madame Allègre, la patronne, l’a senti de suite en me disant : « Toi, avec tes vingt-trois années tu iras un lit de luxe vers Compostellelà-bas, tu ne fais pas de tourisme, tu vis ! ». Peut-être que oui, du moins j’espère aller au bout mais je ne me décrivais pas comme touriste en effet plus comme aventurier, tout en restant humble face à Dame Nature car c’est avant tout Elle qui décide de votre Chemin…

Mon Chemin vers Compostelle – 2012 – « L’avant Chemin »

En 2012, je partais pour mon premier Chemin vers Compostelle. A mon retour, j’avais écris un cours recueil pour l’offrir à mes parents, quelques très bons amis et à ma grand mère. Peut être pour qu’ils comprennent un peu ce Chemin, pourquoi j’avais tout quitté pour celui-ci.
 
Ce texte je vous en dévoile quelques parties pendant le mois de Janvier. Il n’a rien de prétentieux, juste des lignes écrites simplement. Bien entendu, le gros de ce recueil restera intime et donc réservé uniquement à ceux pour qui je l’ai écris.
 
Bonne lecture de ces modestes lignes.
  1. L’avant Chemin 

« Cela faisait plus d’une année que ce mot, ce nom plutôt, était entré dans ma tête : Compostelle. A la fois un mélange de rêve, d’aventure, d’inconnu, de liberté: le paradis à mes yeux ! Comme beaucoup de gens sur terre, la vie quotidienne du « métro, boulot, dodo » ne me convenait pas. Combien rêvent de partir, de tout claquer ? Est-il envisageable de quitter une situation stable pour aller dans l’inconnu ? Faut-il avoir peur de l’inconnu ? Pour le savoir il faut partir, franchir le pas et vous verrez ! J’ai donc décidé de quitter un travail qui comptait énormément à mes yeux, un travail dans lequel j’étais vraiment bien, qui donnait de l’utilité à mes journées et une satisfaction d’évoluer dans un milieu Humain avec un grand « H ». Bref un travail que j’aurais aimé conserver, car il possédait des aléas quotidiens qui le rendaient différent, une sorte d’aventure quotidienne, quoi. Mais j’avais au fond de moi ce besoin de partir, de découvrir l’inconnu : l’aventure réelle. Alors je suis parti, en « mauvais termes » avec ma directrice. Mais comme j’aime à le dire depuis que je suis rentré : « personne ne peut comprendre ce Chemin tant que l’on n’y a pas mis les pieds ». Pour information, je travaillais dans un Centre d’Aide par le Travail qui permet à des adultes handicapés de travailler comme tout le monde (même mieux que tout le monde en réalité, mais ceci est une autre histoire). J’en aurais réellement fait mon métier et n’aurais jamais hésité à investir ma vie dedans.

Ce Chemin devait être un Chemin à deux, je devais partir avec ma petite amie, tout était prêt, nos Crédentials étaient dans les sacs à dos, les billets de train en poche. En dernière minute, des petits soucis de santé et des changements de programme annuleront ce départ à deux. Il n’y a pas de hasard dit-on … Alors peut être que cet évènement de la vie signifiait déjà, à ce moment, deux routes différentes.IMG_1736

Alors me voici, le vingt-sept mai deux mille douze au matin, en direction de la gare de Besançon pour prendre ce train qui me transportera au Puy-en-Velay…

Accueilli par Jacques, de l’association des Pèlerins de Compostelle, de Rome et de Besançon ; mais aussi de Jeannette, d’une amie Jacquette, venue m’apporter quelques friandises pour le Chemin ! Un moment émouvant à la fois de par l’impatience mais aussi de par la tristesse inhérente au fait de m’éloigner pendant une longue durée de personnes que j’aime plus que tout au monde.[…] »