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Chemin de Compostelle en Alsace: Mardi 26 Avril: de Thann à Bellemagny – 19 km

Chemin de Compostelle en Alsace: Mardi 26 Avril: de Thann à Bellemagny – 19 km
Aucun réseau ce soir, et article est donc publié avec un jour de retard.

Ce matin c’est mon dernier départ sur le chemin de Compostelle en Alsace. Après un bon petit déjeuner et quelques discussions sur le passé de Thann, je prends le chemin…sous la neige ce matin ! De beaux et gros flocons tombent fortement, même si en bas elle ne tient pas, sur les hauteurs, tout est blanc !


Je marche d’un bon pas, les genoux tire beaucoup moins, sans doute dû au repos de ces derniers jours, et je m’arrêtes peu car ça pince pas mal il faut l’avouer !

Beaucoup de chemins en sous bois, un plaisir par beau temps mais là c’était assez folklorique ! Sans compter sur une équipe de bûcherons, passée quelques jours auparavant j’imagine, qui ont eu la bonne idée de faire tomber chaque arbre coupé en plein sur le chemin. Plus de balise, parfois impossible de passer sans devoir contourner pas mal, bref c’était amusant au début mais vite gonflant.

Pas d’église ouverte sur ce tronçon, pas de commerce si ce n’est une boucherie et une boulangerie fermée, il faut avouer que pour un dernier jour sur le chemin ça collait pas mal à l’ambiance un peu triste.

Une fois à Bellemagny, je me présente au couvent, où j’avais téléphoné. On m’accueil avec un grand sourire, on m’invite à me réchauffer et on me propose à manger. Il est 13h et on n’hésite pas à se mettre en cuisine pour moi, c’est pas du luxe ça encore ? Un peu gêné je refuse le repas complet mais accepte volontiers la soupe chaude ! J’ai dû d’ailleurs en boire un bon litre et demi !


On me mène à ma chambre ensuite, encore et toujours le luxe ! Un seul lit, les toilettes sur place et des draps encore !!!


S’en suis le train train pèlerin quotidien: douche, lessive (et oui même le dernier jour !), s’allonger quelques instants puis un petit tour à l’église. J’en profite pour relever des horaires de bus pour me diriger sur Mulhouse demain. 

En rêvant de mon tour de village j’aperçois un pèlerin à la porte du couvent. Je me présente et je l’invite à venir se réchauffer. C’est Finn, il est allemand et je dirais qu’il à mon âge. On utilise l’anglais évidement. Je m’en vais chercher une sœur pour qu’on lui ouvre sa chambre, vu la journée d’aujourd’hui, il doit en avoir marre. (Il y a eu des tempêtes de neige et de pluie depuis que je suis arrivé, je les ai évité de peu mais pas lui)

Après la messe et les vêpres, un bon repas chaud. Quelques discussions en anglais (dur dur de s’y remettre, dire que je parlais sans aucun soucis anglais lorsque j’étais sur le chemin de Compostelle en 2013 !) et un retour en chambre assez tôt. J’aurais vraiment envie de discuter plus longuement avec Finn, et j’avoue que j’aurais bien fais quelques étapes avec lui ! Bon Chemin à toi, et j’espère que tu trouveras ce que tu es venu chercher !
Le matin, le petit déjeuner est des plus royale ! Du sucré, du salé et même deux sandwich pour la route ! Et si on en veut encore, on se sert dans le frigo ! C’est vraiment touchant !


Pour l’heure je suis dans le bus, en direction de Mulhouse. Le retour commence !

Compostelle: « Je te pousserai »

Vous allé regarder la bande annonce officielle de « Je te pousserai ».
Justin Skeesuck et Patrick Gray sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne (Camino de Santiago), où Patrick a poussé Justin dans un fauteuil roulant tout le long du chemin.
Ce film parle de leur lutte, leur amitié…

Leur site internet (en Anglais uniquement): www.illpushyou.com

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Souvenirs du Chemin de Compostelle 1/10

En ce Dimanche, j’ai décidé de vous écrire une suite de dix souvenirs de l’avant Chemin, du Chemin ou de l’après Chemin de Compostelle. Je ne sais pas par avance quels seront ces souvenirs, ils viendront sans doute au fil des jours et semaines. Peut être de simples anecdotes mais chacun de ces souvenirs auront un côté intimiste. Simplement car ce sont des faits qui m’auront touché au plus profond de moi mais aussi parce que, après bientôt quatre ans depuis mon premier départ vers Compostelle, je trouve enfin la force de partager ces souvenirs. Je sais que cette force est liée à ce qui m’arrive aujourd’hui et je suis donc heureux de ce partage avec vous !
Cela avait commencé avec la publication d’extraits du récit de mon Chemin de 2012 et cela continue avec cette volonté de vouloir en partager plus avec vous, inconnus, internaute, Pèlerins, randonneurs.

Je commence par ouvrir mon fameux dossier photo du Chemin de Compostelle, car c’est par là que je veux commencer pour vous raconter un premier souvenir. J’aurais pu choisir ma Crédenciale ou mon vieux guide gribouillé, mais ce Dimanche ça sera par l’album photo que je commence. L’album photo de 2013 pour être plus précis. Et je me dirige plus précisément vers les photos du Camino Frances, la partie Espagnole du Chemin de Compostelle.

Lorsque j’ai passé les Pyrénées, avec le brouillard, le froid, la neige et la pluie, je suis arrivé en Espagne et c’était un moment assez dur. Dur dans le fait que j’allais dire au-revoir à des amis rencontré sur le Chemin depuis presque le départ. Et c’est de ces amis que je vais sans doute vous parler dans mes souvenirs. Car ces amis du Chemin sont comme une famille à mes yeux. Je ne prends sans doute pas assez de nouvelles d’eux mais ils sont dans mon cœur et j’ai l’impression de les connaitre depuis toujours.

Johnny, l’Américain.

J’ai croisé Johnny pour la première fois en France, à Aire-sur-l’Adour, autour d’un verre. Et en Espagne, nous ne nous sommes presque jamais quitté. Je ne me souviens plus trop d’où il avait débuté son Chemin, mais il me semble que c’était au Puy-en-Velay, comme moi. Nous nous sommes retrouvé en Espagne et rapproché. Car il faut dire qu’en Espagne, nous ne reconnaissions plus aucune têtes ! C’était très déstabilisant et tellement de gens présents pour « l’esprit sportif », c’était assez étrange ces premiers jours sur le Camino.

Johnny parle très bien le Français, c’était pratique car du coup il pouvait me faire travailler mon anglais et les discussions étaient en « fran-glais » un bon mélange de Français et d’Anglais ! Il m’a même appris quelques mots d’Espagnol ! Je ne vais pas vous narrer ces divers moments vécus et anecdotes, mais une ressort des autres.IMG_2683

Nous avions dormis à Belorado et partions en direction de San Juan de Ortega, arrivé là bas, rien de très accueillant et une sensation un peu étrange. Temps maussade, beaucoup de monde et j’ai ressenti que l’ambiance qui y régnait n’était pas celle dont j’avais besoin. Johnny était là avec sans doute, la même sensation que moi. Partant d’une blague, nous avons décidé de nous rendre jusqu’à Burgos, qui était à vingt huit kilomètres encore. Nous en avions déjà vingt cinq dans les pattes.

Ce fut de sur la journée la plus éprouvante de ce Chemin, en terme de chaleur, de soif, de baisse de moral. Une folie aussi pour le corps qui allait devoir encaisser plus de cinquante kilomètres dans la même journée !

Après des doutes, après des peines, nous sommes arrivés à Burgos, assez tard. Une seule place à l’Albergue, que j’ai laissé à Johnny, et moi on me dirige vers un autre lieu où on m’a proposé de dormir par terre. Après une telle journée, je rêvais d’un vrai lit mais j’ai fais avec.

Cette jouIMG_2014rnée restera gravée en moi car j’étais heureux d’avoir partager une telle folie avec Johnny. Nous avions déjà partagé des moments amusants (recherche de Tapas, recherche de Ricard !) mais cette épreuve a sans doute resserré encore notre lien.

 

C’est avec ce même Johnny que j’allais entrer à Santiago, Saint-Jacques-de-Compostelle, ce même Johnny quIMG_2628i prit la seule et unique photo de moi que j’aime regarder et partager. Ce même Johnny avec qui j’étais heureux d’arriver au Cap Finisterre (Fisterra – Finis-terra) et apercevoir des dauphins ! Ce même Johnny avec qui j’étais heureux de partager l’arrivée à la borne « zéro ».

Nous avons partager des repas, des apéros, des moments de joie mais aussi de doute, des moments d’émotions forts et c’était avec tristesse que je disais au revoir à Johnny. Et quelques larmes…

Johnny fût l’un des quelques Pèlerins qui m’auront marqué à vie et plus encore…

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D’autres amis qui voyageaient dans mon sac à dos !

 

Le chant des pèlerins de Compostelle – Ultreïa

Ce soir, en navigant sur les réseaux sociaux, Jean-Claude Benazet me fait le plus grand bonheur d’avoir publié une vidéo du chant des Pèlerins, qu’il a écrit et composé. Du bonheur et encore une fois, des souvenirs plein la tête ! Surtout celui de mon arrivée à Conques et là soirée passée. Près d’une cinquantaine de personnes qui reprennent ce chant en chœur (et avec cœur) c’était magique !

Pour tous ceux et celles qui veulent apprendre la vraie version de ce chant qui accompagne les pèlerins depuis plus de 25 ans, voici cette enregistrement publié par l’auteur, accompagné à la guitare par José Ignacio Toquero

Bon chant, bon chemin, Ultreïa !

Paroles :
Tous les matins, nous prenons le chemin,
tous les matins, nous allons plus loin,
jour après jour, la route nous appelle,
c’est la voix de Compostelle.

*Ultreïa ! Ultreïa ! Et sus eïa !
Deus, adjuva nos !

Chemin de terre et chemin de Foi,
voie millénaire de l’Europe,
la Voie lactée de Charlemagne,
c’est le chemin de tous les jacquets.
*
Et tout là-bas au bout du continent,
messire Jacques nous attend,
depuis toujours son sourire fixe
le soleil qui meurt au Finisterre.
*
Traduction du refrain : Aide-nous, Dieu, à aller toujours plus loin et toujours plus haut.

Paroles et musique de Jean-Claude Benazet
(Juillet 1989, via Podiensis)

[ANNONCE] Accompagner quelqu’un sur le Chemin de Compostelle

Bonjour je m’appelle marie je suis sourde mais appareillé et oraliste (par contre je ne peux pas téléphoner car je n’entend pas ). Je suis d’Arras dans le Pas de Calais.

C’est un projet qui me tiens à cœur depuis plusieurs mois et je suis a la recherche d’un(e) marcher vers compostellepèlerin(e) qui habite dans mon secteur et qui souhaite faire le chemin de Compostelle avec moi : du Puy-en-Velay jusque saint Saint-Jean-Pieds-de-Port, enfin si j’arrive jusque là bas.

C’est là première fois pour moi que je prends le Chemin de Compostelle. Je souhaiterais partir en Juillet car je suis en congé à partir de ce moment là (environ vers 13/ 07 ou au plus tard).

 

Si vous souhaitez contacter Marie, échanger ou diffuser sa demande, n’hésitez pas ! Vous pouvez la contacter, par mon intermédiaire, en suivant ce lien ME CONTACTER

Le chemin de Compostelle…en carte postale !

Via L’ACIR

carte compostell 01 « En créant les cartes postales MARIKA, Marie, fidèle marcheuse sur les chemins vers Compostelle, et Catherine, illustratrice de son «vécu sur le chemin », restituent avec humour, tendresse et simplicité les petites anecdotes qui constituent le long périple vers Compostelle… »

J’ai souvenir de ces cartes postales, que j’ai acheté sur le Chemin, voulant les expédier à ma famille, elles ont finalement cheminé avec moi, dans mon sac à dos et ce sont maintenant des souvenirs que je garde dans ma « boîte à trésors ».

carte compostelle02Vous les aurez sans doute croisé sur le Chemin, dans les gîtes parfois mais les cartes postales Marika ont aussi un site, sur lequel vous pouvez en commander et même avoir toute la collection !

 

Une seule solution pour ça, se rendre sur son site internet: www.cartes-postales-compostelle.com

Tous les Chemins mènent à Compostelle

Parce que tous les Chemins mènent à Compostelle.

Très belle vidéo de Mathieu, ayant cheminé vers Saint-Jacques-de-Compostelle, au départ du Puy-en-Velay, le 28 Juin 2015.

Des images qui donneront, j’en suis sur, l’envie de partir découvrir ce Chemin à ceux qui n’en ont pas eu la chance encore mais aussi une vidéo qui ranimera, encore un peu plus, la flamme qui illumine le cœur et les souvenirs de ceux qui ont eu l’occasion de marcher vers Compostelle. Chacun se souviendra des rencontres, du partage, de l’hospitalité, des paysages et de cet incroyable aventure qui marquera à vie.

Compostelle, plus qu’une aventure, plus qu’un simple chemin, plus qu’un voyage, plus qu’une randonnée…à vous de le découvrir mais surtout de le VIVRE !

Les photos du Camino – Partage de photo du Chemin de Compostelle

En marge de ses pèlerinages, Jean-Pierre poursuit la parution des photos sur le site  » Les Photos du Camino  » :

http://www.lesphotosducamino.fr/

Il a créé ce site coopératif et gratuit il y a quelques années, lequel compte à ce jouphoto du chemin de composteller 427 contributeurs, regroupe 1147 photos rangées et classées dans 34 albums et a déjà été visité 27447 fois.
Vous pouvez envoyer vos photos à cette adresse :
photosducamino@gmail.com
en précisant le mois, l’année et le lieu.
Pour découvrir les pèlerinages de Jean-Pierre, cliquer ici :
www.chemin-faisant.fr

 

Alors n’hésitez pas à partager quelques photos et à découvrir ceux des autres Pèlerins !

Chemin de Compostelle: Les ampoules – Soins (2/2)

Les ampoules aux pieds sont un sujet de discussion incontournable aux bivouacs et aux refuges. Il y a toujours des personnes qui soignent leurs ampoules et chacun y met du sien quant à la meilleure façon de faire cela.ampoules vers compostelle

Avant de réfléchir à la meilleure façon de soigner des ampoules, avez-vous réfléchi à la meilleure façon de les éviter ?

Dans un autre article, il vous ait expliqué comment éviter les ampoules aux pieds en randonnée. Cela reste pour moi le plus important, car même s’il est possible de soigner plus ou moins bien des ampoules, il est préférable qu’elles ne se forment pas.

Cependant, même en prenant beaucoup de précautions, des ampoules peuvent se former à un moment ou un autre en randonnée.

Nous allons donc voir quelques conseils pratiques pour soigner une ampoule. Je tiens à préciser que je ne suis pas médecin et que les techniques présentées ici sont l’objet de beaucoup de discussions car certaines sont contradictoires.

Il n’existe pas une solution unique, cela dépend de chacun, du type d’ampoule et de son état. Cet article est séparé en deux parties principales suivant si votre ampoule est déjà percée ou non, quand vous commencez à la soigner. 

Si l’ampoule n’est pas percée

Dans ce cas il y a deux solutions qui s’opposent :

  • Percer l’ampoule : c’est la méthode préférée des personnes qui pensent que le liquide contenu dans les ampoules (lymphe) est rempli de déchets (toxines) et qu’il faut l’éliminer au plus vite.
  • Ne pas percer l’ampoule : c’est la méthode préférée des personnes qui pensent que le liquide contenu dans les ampoules est produit par le corps en tant que protection. De plus, en ne perçant pas une ampoule vous avez moins de chance que celle-ci ne s’infecte.

En ce qui me concerne, je fais l’un ou l’autre en fonction du type d’ampoule – à la surface ou profonde.

Si l’ampoule est à la surface et pleine de liquide

Ces ampoules, si elles ne sont pas soignées rapidement, ont des chances de se percer ou de s’arracher en continuant à marcher.

Je préfère percer ce type d’ampoules car elles sont très gênantes et provoquent des frottements à cause de leur volume. Pèlerins et ampoule vers compostelleParfois, elles forcent même à marcher d’une manière non naturelle qui peut entraîner d’autres blessures.

Il n’est pas rare par exemple qu’une personne développe une tendinite au genou parce qu’elle avait une ampoule au pied. L’ampoule étant gênante et douloureuse, la personne marche avec le pied de travers et endommage les tendons de ses genoux.

Pour la percer, utilisez une aiguille stérilisée. Le plus simple pour stériliser une aiguille en randonnée est de la faire rougir avec une flamme. Laissez ensuite le liquide s’écouler de l’ampoule et appuyez sur l’ampoule, sans l’abîmer, pour essayer d’enlever tout le liquide. La suite des soins dépend de l’état de la peau de l’ampoule :

  • Si la peau est intacte – ou presque – laissez-la.
    –  Si vous devez continuer à marcher, recouvrez-la d’un pansement, sparadrap ou un pansement ampoule (double peau) de type Compeed. N’oubliez pas d’enlever le pansement ou sparadrap le soir pour faire sécher et durcir l’ampoule. Si par contre vous avez opté pour un pansement ampoule, laissez-le.

    –  Si vous avez fini votre journée de marche, aérez votre pied. De cette manière, l’ampoule séchera et la peau durcira. Vérifiez que l’ampoule ne se remplisse pas à nouveau et percez-la une seconde fois si c’est le cas.

  • Si la peau est abîmée, traitez l’ampoule de la même manière que pour une ampoule percée involontairement (voir plus bas).

Quelques astuces pour ce type d’ampoules :

  • Ma technique préférée si j’ai ce type d’ampoule et que ma journée de marche est finie, est de percer l’ampoule de part et d’autre avec une aiguille stérilisée et de laisser un fil stérilisé (trempé dans l’alcool) dans l’ampoule pendant la nuit. Il n’y a qu’à enlever le fil doucement quand l’ampoule est sèche le lendemain matin. De cette manière, l’ampoule se vide complètement et ne se remplit plus.
  • Une autre technique courante consiste à injecter de l’alcool modifié ou de l’éosine aqueuse dans l’ampoule pour faire sécher et durcir la peau.

Si l’ampoule est profonde et contient peu de liquide

  • Si vous devez continuer à marcher, appliquez simplement un pansement, du sparadrap ou un pansement ampoule dessus pour limiter les frottements. Vous pouvez également appliquer de la crème anti-frottement de type NOK de Sports Akileïne. Vous trouverez plus de détails dans la section « prenez soin de vos pieds pendant la randonnée » de cet article. Dès que vous le pouvez, aérez votre pied et enlevez le pansement ou sparadrap (sauf pour les pansements ampoules de type Compeed).
  • Si vous avez fini votre journée de marche, laissez votre pied à l’air libre et ne recouvrez pas l’ampoule. Vous devrez peut-être la recouvrir suivant son état dès que vous reprendrez la marche.

Si l’ampoule est percée involontairement

Au moins dans ce cas, il n’y a pas besoin de débattre longuement pour savoir s’il faut la percer ou non.

Si l’ampoule est percée, déchirée ou ouverte, découpez l’excédent de peau près des bords de l’ampoule avec des ciseaux stérilisés et désinfectez la nouvelle peau avec de l’alcool ou de l’antiseptique. Il faut être vigilant à ce qu’elle ne s’infecte pas. Ensuite, tout dépend si vous devez continuer à marcher ou pas :

  • Si vous pouvez aérer votre pied sans salir la plaie, faites-le. Cela peut être le cas si vous faites une pause déjeuner par exemple ou si vous êtes arrivé au refuge ou au bivouac.
  • Si vous devez repartir, gardez des chaussures ou des chaussettes, recouvrez l’ampoule d’un pansement ampoule (double peau).

Conclusion

J’ai présenté ici différentes techniques pour soigner une ampoule au pied en y ajoutant mon point de vue. Je sais que beaucoup de personnes ont un point de vue différent. Certaines personnes percent toutes les ampoules et d’autres aucunes. Je vous conseille donc d’expérimenter et de voir ce qui vous convient le mieux.

Gardez toujours à l’esprit qu’il vaut mieux prévenir que guérir et qu’il vaut mieux soigner une ampoule le plus rapidement possible. Ensuite, il faut absolument s’en occuper régulièrement pour éviter que cela ne s’empire. N’attendez pas que la douleur vous fasse agir – c’est souvent trop tard et c’est une très bonne manière de gâcher une randonnée.

Cet article provient d’un site que je visite souvent, simple et très bien expliqué, rien ne sert d’en écrire un nouveau. Voici le site d’origine: http://www.randonner-malin.com

A voir aussi:

Chemin de Compostelle: Les ampoules – Les éviter (1/2)

 

Chemin de Compostelle: Les ampoules – Les éviter (1/2)

Les ampoules font partie des problèmes les plus rencontrés chez les randonneurs. C’est un des facteurs clés pour gâcher une randonnée. Faites-vous partie des gens qui pensent qu’il est normal d’avoir des ampoules aux pieds en randonnée ? Pas moi, car ce n’est pas une question de chance.

Pour éviter les ampoules, il faut d’abord savoir pourquoi et comment elles se forment. Voici les trois facteurs principaux : la chaleur qui provient du frottement répété entre la peau et la chaussette ; l’humidité qui détend la peau et favorise l’apparition d’ampoules ; les saletés comme le sable, les graviers, les brindilles et autres qui amplifient le frottement.Pèlerins et ampoule vers compostelle

Ne pensez pas que vous pouvez simplement ignorer la douleur. C’est peut-être faisable à court terme, mais très désagréable et douloureux à long terme. Il est absolument essentiel d’éviter les ampoules si vous voulez profiter de vos randonnées. Il est possible de les soigner mais il vaut mieux les éviter. Et c’est facile, suivez ces quelques techniques et conseils que beaucoup de personnes négligent.

Choisissez et utilisez correctement votre matériel

Comme souvent, bien préparer sa randonnée permet d’éviter la majorité des problèmes. Et oui, même pour échapper aux ampoules.

  • Choisissez correctement vos chaussures de randonnée. C’est l’élément le plus important. Vous devez avoir des chaussures adaptées à vos pieds, sans point de compression et frottement – qui entraînent des ampoules. Elles doivent également être adaptées à votre utilisation pour que vos pieds restent toujours secs – donc évacuant votre transpiration et limitant l’eau venant de l’extérieur.
  • Lacez vos chaussures correctement – ni trop ni pas assez. Si elles sont trop lâches, votre pied bouge dans la chaussure et s’échauffe. A l’inverse, si elles sont trop serrées, cela favorise l’apparition d’ampoules en concentrant les frottements en certains points. De plus, vous avez les pieds qui gonflent plus facilement dans des chaussures serrées. N’hésitez pas à réajuster le laçage pendant la randonnée pour trouver ce qui convient le mieux à vos pieds.
  • Cassez vos chaussures avant de vous engager dans une longue randonnée. Même en choisissant bien vos chaussures, il est préférable de d’abord les porter sur de courtes distances pour réduire leur rigidité et les déformer légèrement en fonction de la forme de votre pied et de votre manière de marcher.
    Vous avez plus de chances d’avoir des ampoules avec des chaussures neuves qu’avec des chaussures déjà portées (par vous, pas par quelqu’un d’autre). Cela est d’autant plus important que les chaussures sont rigides. Par exemple, des chaussures de trail se font très rapidement par rapport à des chaussures de trek en cuir. Vous pouvez profiter de cette période de « cassage » pour tester les paires de chaussettes qui vont le mieux avec ces chaussures et trouver le bon laçage pour qu’elles soient confortables.
  • Choisissez correctement vos chaussettes. Oui il faut en mettre – certains ont essayé sans et ce fut un échec. Elles doivent protéger vos pieds des frottements et évacuer la transpiration. N’utilisez pas de chaussettes en coton, car elles absorbent l’humidité et ne l’évacuent pas. Avec des chaussettes en coton, vos pieds restent toujours humides. En plus, le coton sèche lentement. Utilisez des chaussettes de randonnée spécialisées, renforcées et avec des coutures plates. Choisissez également des chaussettes adaptées à la température extérieure. Tout cela fera le sujet d’un prochain article.
    Ne portez pas des chaussettes trouées ou trop abîmées. Dans ces cas, la chaussette protège mal, et c’est votre pied qui souffre.
    Certaines personnes combinent deux paires de chaussettes. Une paire de sous-chaussettes (en polypropylène ou en soie par exemple) au contact de la peau pour évacuer la transpiration et la transférer à la paire de chaussettes extérieure. Celle-ci doit être spécialisée pour la randonnée. De cette manière, vos pieds sont secs, le frottement se fait avec la chaussette extérieure et la chaussette intérieure reste au contact du pied.
  • Choisissez bien vos semelles intérieures. Elles doivent permettre à votre pied de respirer, doivent sécher rapidement et être bien adaptées à la forme de votre pied pour limiter le risque d’ampoules.

Prenez soin de vos pieds pendant la randonnée

Combien d’entre nous ont attendu la pause déjeuner pour enlever leurs chaussures alors que cela faisait un moment déjà qu’ils avaient mal aux pieds – pour ensuite se rendre compte qu’il était trop tard ? C’est pourquoi, une fois en train de marcher, il faut être attentif et s’occuper de ses pieds.

  • Profitez des pauses pour enlever vos chaussures et vos chaussettes afin d’aérer, de refroidir et de faire sécher vos pieds. En faisant cela vos pieds dégonflent également et votre peau se retend. Même si vos coéquipiers vous l’interdisent à la pause repas pour des questions d’odeurs, faites le quand même pour éviter l’apparition d’ampoules.
    Inspectez vos pieds à la recherche de zones d’échauffements, d’irritations ou de rougeurs qui sont les premiers signes d’apparition des ampoules. Vous pouvez également les tremper dans l’eau froide – à condition que vous puissiez les sécher correctement avant de renfiler vos chaussures. Le froid raffermit la peau, soulage les échauffements et réduit le gonflement des pieds.
  • Agissez dès que vous avez une sensation de début d’ampoule. Les ampoules se développent à cause d’un frottement répété. Arrêtez-vous si vous sentez l’apparition d’une ou plusieurs ampoules. N’attendez pas qu’il soit trop tard. Parfois le problème est très simple à régler comme desserrer légèrement ses lacets ou changer les chaussettes de pied.
    Essayez toujours de déterminer la cause de ces sensations. Vérifiez pour cela que vous n’avez pas de débris dans vos chaussures ou chaussettes (sable, graviers, brindilles, etc.). Si vos chaussettes sont humides, changez-les. Assurez-vous également que vos chaussettes ne fassent pas de plis. Si vous repérez une rougeur, une irritation ou un échauffement, vous pouvez utiliser du sparadrap, un pansement à ampoules ou autres pour protéger la zone. N’oubliez pas de l’enlever dès que vous arrêtez de marcher pour que la peau se répare.
  • Gardez vos pieds secs. Cela est parfois difficile comme dans le cas d’intempéries ou de traversées de rivières. Mais, il vaut mieux par exemple enlever ses chaussures pour traverser une rivière que de marcher plusieurs heures avec les pieds mouillés. Ne vous dites pas : « ce n’est que de l’eau ». Effectivement, ce n’est pas gênant sur une courte durée, mais les pieds finissent toujours par friper et former des ampoules.
    Si vos chaussettes sont humides, changez-les pour une paire sèche. Il faut toujours prendre une paire de rechange. Vous pouvez faire sécher la paire humide sur votre sac à dos si le temps le permet.
  • Gardez vos pieds, vos chaussettes et vos chaussures propres. Toutes les saletés augmentent les frottements et donc le risque d’ampoules. Par ailleurs, les chaussettes dans lesquelles vous avez transpiré sont rêches une fois sèches. Rincez-les si vous êtes sûr de pouvoir les faire sécher complètement. Il vaut mieux des chaussettes sèches et sales que mouillées et propres.

Essayez quelques astuces préventives

Voici quelques méthodes de prévention qui fonctionnent plus ou moins bien suivant les personnes. A vous de tester si vous en avez besoin et ce qui marche pour vous :

  • Utilisez du talc ou autres lubrifiants en poudre sur vos pieds avant de partir. Cela assèche les pieds et réduit les frottements.
  • Appliquez une crème anti-frottement (de type NOK de Sports Akileïne) sur vos pieds. Certaines personnes en appliquent même pendant quelques jours avant une grande randonnée. Des lubrifiants de type vaseline peuvent également être utilisés. Ces crèmes et lubrifiants protègent la peau des frottements.
  • Utilisez du sparadrap en prévention. Si vous savez que vous avez régulièrement des ampoules à certains endroits, vous pouvez les couvrir de sparadrap, d’une avant les ampoules vers compostellebande adhésive ou de pansements ampoules ou « double peau » (de type compeed) avant de partir. Les pansements ampoules ne tiennent par contre pas toujours aussi bien que du sparadrap et seront plutôt utilisés une fois l’ampoule apparue. Par contre, en utilisant du sparadrap en prévention, la peau reste fragile dans ces zones et ne durcit pas.
  • Renforcez la peau de vos pieds. Cela permet de retarder l’apparition d’ampoules. Pour cela, le plus simple est de marcher. Plus vous marchez, plus la peau de vos pieds s’épaissit et s’endurcit. Si vous ne randonnez pas souvent, marchez avec vos chaussures de randonnée de temps en temps dans la vie de tous les jours ou marchez pieds nus. Certains vont jusqu’à utiliser du jus de citron, de la Bétadine ou de la pierre d’alun pour se durcir la peau des pieds.

Conclusion

En résumé, pour éviter les ampoules aux pieds, il faut garder vos pieds secs, frais et propres. Pour cela, c’est simple, suivez les conseils que je viens de vous donner.

N’oubliez pas que plus la randonnée est longue, le terrain difficile, le dénivelé fort, et le poids de votre sac à dos important, plus vos pieds subissent des contraintes et des frottements. Vous êtes donc plus susceptibles d’avoir des ampoules dans ces conditions.

Souvenez-vous aussi que tous les pieds sont différents et ont leurs exigences. A vous de tester et de trouver ce qui leurs conviennent le mieux.

Si jamais vous avez une ou plusieurs ampoules, il est indispensable de bien les soigner pour éviter de trop souffrir et que cela ne s’empire. Pour savoir comment soigner une ampoule au pied en randonnée, lisez cet article.

Cet article provient d’un site que je visite souvent, simple et très bien expliqué, rien ne sert d’en écrire un nouveau. Voici le site d’origine: http://www.randonner-malin.com

A voir aussi:

Chemin de Compostelle: Les ampoules – Soins (2/2)