Archive de mots clefs pour cluny le puy en velay

Coût dur sur le Chemin de Compostelle

A deux reprises j’ai dû arrêter de marcher en direction de Compostelle. J’ai rencontré des dizaines de personnes qui ont dû, elles aussi, arrêter leur chemin, en raison de leur santé, de leur famille, de leur travail ou d’autres soucis quelconque.

J’ai donc décidé de rédiger cet article pour vous faire part de mon avis et peut être vous donner une piste de solutions, ou juste pour relativiser.

En 2012, lorsque j’ai débuté du Puy-en-Velay, je savais que j’avais deux mois, très peu d’argent et une pression monstre pour retrouver du travail. J’ai donc démarré ce Chemin dans de mauvaises conditions à mon goût. Le sac à dos n’était pas trop lourd mais, à me mettre la pression, je n’ai pas écouté mon corps et j’ai galopé. J’étais bien, car physiquement je n’étais pas fatigué, mais mentalement je l’étais. Et c’est, à mon avis, un point très important à ne pas négliger. Il faut absolument partir en de bonnes conditions, avec le soutien d’amis, de la famille, en se disant qu’on a le temps et que l’on arrivera là où l’on arrivera. Je ne pensais pas qu’en 2015, j’aurais eu le feu aux fesses comme ça et mentalement je n’étais pas dans le Chemin, j’étais dans l’idée simple de rejoindre un point précis en « X » jours.

Alors commeIMG_0403nt faire ?

Déjà accepter de devoir renoncer pour respecter son corps. C’est la chose la plus importante.

Accepter aussi que le moment choisit n’était pas le bon mais que le prochain sera sûrement meilleur.

Revoir ces étapes, son organisation, son sac à dos pour l’alléger (bon cette année j’étais à 35kg, eau comprise et avec de la nourriture pour être autonome, mais beaucoup beaucoup trop, même pour moi !!!)

La fin prématurée d’un Chemin n’est pas négative, il faut la voir de façon positive au maximum, ce n’était pas le bon moment, point. J’avais prévu trois semaines, et bien il me reste deux semaines et demi pour voyager en France, autrement qu’à pieds. Rendre visite à des ami(e)s, visiter des régions etc. Ne vous laissez pas abattre, c’est très important !

J’espère que ces quelques lignes pourrons vous aider, vous qui avez du stopper votre Chemin en route pour mieux repartir la prochaine fois.

 

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentant cet article !

De Cenves à Propières – vers Compostelle

Dimanche 12 Juillet

29 Km

Départ le matin de Cenves, après une belle nuit au calme dans le refuge des sœurs de la communauté Saint-Jean. Quelle fraîcheur au matin mais une petite douleur au genou me donne un premier aperçu de ce qui va m’arriver plus tard.

En route vers Propières aujourd’hui, à 29 kilomètres. Beaucoup d’eau dans le sac, car hier je n’avais pas assez bu. Arrivé à Saint-Jacques-des-Arrêts, je rencontre une dame très gentille, qui me fait ouvrir l’église pour m’en faire une visite guidée, puis suivra un tour du village et un café madeleine chezIMG_0412 elle. Je reprends mon chemin une heure plus tard entre les crêtes du haut Beaujolais. Des vues magnifiques, que l’on est pas habitué à imaginer lorsqu’on parle de cette région.

Une petite absurdité sur ce Chemin, l’on nous fait faire un détour de 5 kilomètres, pour nous faire visiter les forêts (magnifiques au passage).

Toute la matinée mon genou m’a lancé. Le même qu’en 2012, lors de mon premier chemin, tendinite qui m’avait suivit pendant un mois et pendant presque un an encore. Elle est revenue et j’ai du prendre la meilleure décision. J’ai dû stopper mon Chemin malheureusement à Propières, deux jours après mon départ, mais je ne souhaitais pas envenimer ce genou. Après mes vacances j’ai besoin d’être en forme pour plus d’un mois de vendanges IMG_0413et de vinifications.

J’ai donc profité de quelques heures de sieste avant d’être récupéré par mes parents, venus tout spécialement. C’est bien sur avec du regret que je quitte ce nouveau Chemin, il en va de soit, mais je relativise en me disant qu’il était préférable de l’arrêter deux jours après le départ et non dix jours après, l’émotion aurait été bien différente et les regrets plus intenses.

Ce n’est que partie remise, et j’étais heureux de découvrir ce nouveau Chemin, sans doute en appellera-t-il d’autres, sur quelques jours ou plus.