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Marcher vers Compostelle : l’Histoire d’après – 2ème partie

Certains lecteurs le savent, mon premier chemin vers Compostelle, je l’ai commencé en 2012, à la suite d’une blessure physique, j’ai dû m’arrêter au pied des Pyrénées, après un mois de marche, de rencontres et de moments tous plus fort les uns que les autres.

Je me souviendrais toute ma vie de ce jour, où j’ai accepté de dire « stop ». Ce n’était pas le bon moment pour moi, ou alors quelqu’un avait quelque chose de plus grand et de plus puissant à accomplir en moi…

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Une année après, en 2013, j’ai repris la route, en débutant de nouveau du Puy-en-Velay, et, après deux mois de marche et d’épreuves, j’ai pu enfin entrer dans la ville de Saint-Jacques-De-Compostelle. Ceux qui sont arrivés jusqu’ici se rappelleront quelle émotion les a envahi, les a saisi…

Ce jour-là aussi restera gravé en moi. Je me souviendrais toute ma vie, m’être écroulé en larmes à l’intérieur de la Cathédrale de Santiago, pendant plusieurs heures, je me souviendrais toute ma vie des milles « merci » que j’ai adressé en pensée. Des « mercis » que j’adressais à quelqu’un que je ne connaissais pas, avec qui je n’avais jamais eu aucun contact et que pourtant j’avais parfois détesté, insulté… Un quelqu’un qui m’avait pourtant soutenu secrètement lors des diverses épreuves de ma vie, un quelqu’un qui resta toujours discret en attendant que j’ouvre mon cœur, un quelqu’un qui a veillé sur moi toutes ces années, pour ne pas que je sombre dans l’obscurité, un quelqu’un qui m’a permis d’allé, pour la première fois de ma vie, jusqu’au bout des choses, un quelqu’un qui m’a porté jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans un but un seul, celui de remplir mon cœur d’amour !

Au  fond de moi, durant de nombreuses années, ce quelqu’un avait maintenu une petite flamme, si minuscule que sa chaleur ne m’avait pas interpellé mais quelqu’un l’avait pourtant gardé allumé, parfois maintenu avec force lorsque j’y jetais de l’eau dessus !

Cette petite flamme ressemblait sans aucun doute à cette veilleuse rouge que l’on trouve dans les églises, proche du tabernacle, veilleuse qui symbolise la présence de Dieu…

Cette lumière, présente dans mon cœur, en a subit des averses, des déluges, des tempêtes et pourtant quelqu’un l’a maintenu allumé…il m’aura fallu presque trois années après ce retour de Saint-Jacques-de-Compostelle pour comprendre une partie de mon Chemin et ouvrir mon cœur sur le chemin à venir.

 

Compostelle raisonnait en moi, j’avais ce besoin de repartir, d’en parler, de lire des ouvrages, on aurait pu même penser que cela en devenait une véritable obsession. Se sentir incompris par ceux qui ne saisissaient pas la force de ce Chemin, la puissance qui nous attire à lui. Les Jacquets et Jacquettes qui en sont revenus le savent, le Chemin de Compostelle c’est un aimant bien plus puissant que le Nord, il nous attire, nous envoute même ! Les soirs on y repense, on tombe sur une photo et l’on pleure, on revoit son sac à dos et on a envie de le saisir et reprendre notre chemin.photo1

Chaque jour qui passait n’était pour moi qu’une attente, j’attendais simplement de repartir, de reprendre mon bourdon de pèlerin et parcourir de nouvelle route jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Puis, un beau jour, un signe fort…une rencontre…virtuelle.

Sur le moment je n’ai absolument pas réalisé mais à l’heure actuelle tout est si clair : je venais de rencontrer, par le plus grand des hasards, la future femme de ma vie, ma future épouse. Venue échanger par mail juste pour quelques informations sur le Chemin de Compostelle, messages après messages une rencontre eu lieu. Et en ce jour du 28 Décembre, nous nous sommes rencontrés physiquement, nous avons échangé et ce soir-là, en partageant notre premier verre, je ressentais un amour puissant qui voulait jaillir : c’est elle, oui c’est elle que mon cœur attendait !

Aujourd’hui, cela fait une année que Sophie m’accompagne chaque jour dans ma vie. Je ne saurais jamais pourquoi j’ai eu cette si belle chance de la rencontrer, je ne saurais jamais ce que j’ai fait pour mériter un si grand bonheur, un si grand amour et je ne peux que remercier chaque jour Dieu pour sa si grande bonté envers moi, moi qui l’avais tant détesté, tant bafoué…main-dans-la-main

 

Il m’a pardonné et donné tant d’amour…

Dans l’amour de Dieu nous avançons sur ce nouveau Chemin qui est devant nous, main dans la main, le cœur léger.

 

Marcher vers Compostelle : l’histoire d’après – 1ère partie

Marcher vers  Compostelle : l’histoire d’après – 1ère partie

 

Voilà déjà quelques temps que je souhaitais partager avec vous mon aventure sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 2012 lorsque je suis parti pour la première fois, j’avais rédigé un petit « mémoire de ma route » que j’avais offert à une poignée de personnes, principalement les membres de ma famille. Je n’avais pas voulu le diffuser sur internet, mais j‘en avais tout de même publié quelques très courts extraits. En 2013, lors de mon nouveau chemin vers Compostelle, j’avais pris le temps, chaque jour, de publier presque en direct un article résumant ma journée et mes modestes aventures journalières. C’est de là que mon site www.marcher-vers-compostelle.com a pris une ampleur que je n’avais pas imaginé. Ce petit site que j’avais créé principalement pour que mes proches et amis puissent suivre mes aventures a vite vu son nombre de visites journalières exploser. J’avais donc décidé de le dédier au Chemin de Compostelle et de partager avec vous mon expérience, des conseils mais aussi essayer au maximum de répondre à vos questions etc.

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Ce site je l’ai donc conservé, cela depuis maintenant bientôt quatre années ! Je me demandais souvent pourquoi je le gardais…mais aujourd’hui je le sais !

Dans les jours à venir, vous pourrez découvrir une histoire, mon histoire ! En quoi ce modeste site a été, au final, l’outil qui a radicalement changé ma vie et qui fait qu’aujourd’hui je vous raconte cette histoire…

Rendez-vous dans dix petits jours pour lire la suite …

Compostelle: « Je te pousserai »

Vous allé regarder la bande annonce officielle de « Je te pousserai ».
Justin Skeesuck et Patrick Gray sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne (Camino de Santiago), où Patrick a poussé Justin dans un fauteuil roulant tout le long du chemin.
Ce film parle de leur lutte, leur amitié…

Leur site internet (en Anglais uniquement): www.illpushyou.com

[ANNONCE] Accompagner quelqu’un sur le Chemin de Compostelle

[ANNONCE] Accompagner quelqu’un sur le Chemin de Compostelle

Bonjour je m’appelle marie je suis sourde mais appareillé et oraliste (par contre je ne peux pas téléphoner car je n’entend pas ). Je suis d’Arras dans le Pas de Calais.

C’est un projet qui me tiens à cœur depuis plusieurs mois et je suis a la recherche d’un(e) marcher vers compostellepèlerin(e) qui habite dans mon secteur et qui souhaite faire le chemin de Compostelle avec moi : du Puy-en-Velay jusque saint Saint-Jean-Pieds-de-Port, enfin si j’arrive jusque là bas.

C’est là première fois pour moi que je prends le Chemin de Compostelle. Je souhaiterais partir en Juillet car je suis en congé à partir de ce moment là (environ vers 13/ 07 ou au plus tard).

 

Si vous souhaitez contacter Marie, échanger ou diffuser sa demande, n’hésitez pas ! Vous pouvez la contacter, par mon intermédiaire, en suivant ce lien ME CONTACTER

Le chemin de Compostelle…en carte postale !

Via L’ACIR

carte compostell 01 « En créant les cartes postales MARIKA, Marie, fidèle marcheuse sur les chemins vers Compostelle, et Catherine, illustratrice de son «vécu sur le chemin », restituent avec humour, tendresse et simplicité les petites anecdotes qui constituent le long périple vers Compostelle… »

J’ai souvenir de ces cartes postales, que j’ai acheté sur le Chemin, voulant les expédier à ma famille, elles ont finalement cheminé avec moi, dans mon sac à dos et ce sont maintenant des souvenirs que je garde dans ma « boîte à trésors ».

carte compostelle02Vous les aurez sans doute croisé sur le Chemin, dans les gîtes parfois mais les cartes postales Marika ont aussi un site, sur lequel vous pouvez en commander et même avoir toute la collection !

 

Une seule solution pour ça, se rendre sur son site internet: www.cartes-postales-compostelle.com

Chemin de Compostelle: Les ampoules – Les éviter (1/2)

Les ampoules font partie des problèmes les plus rencontrés chez les randonneurs. C’est un des facteurs clés pour gâcher une randonnée. Faites-vous partie des gens qui pensent qu’il est normal d’avoir des ampoules aux pieds en randonnée ? Pas moi, car ce n’est pas une question de chance.

Pour éviter les ampoules, il faut d’abord savoir pourquoi et comment elles se forment. Voici les trois facteurs principaux : la chaleur qui provient du frottement répété entre la peau et la chaussette ; l’humidité qui détend la peau et favorise l’apparition d’ampoules ; les saletés comme le sable, les graviers, les brindilles et autres qui amplifient le frottement.Pèlerins et ampoule vers compostelle

Ne pensez pas que vous pouvez simplement ignorer la douleur. C’est peut-être faisable à court terme, mais très désagréable et douloureux à long terme. Il est absolument essentiel d’éviter les ampoules si vous voulez profiter de vos randonnées. Il est possible de les soigner mais il vaut mieux les éviter. Et c’est facile, suivez ces quelques techniques et conseils que beaucoup de personnes négligent.

Choisissez et utilisez correctement votre matériel

Comme souvent, bien préparer sa randonnée permet d’éviter la majorité des problèmes. Et oui, même pour échapper aux ampoules.

  • Choisissez correctement vos chaussures de randonnée. C’est l’élément le plus important. Vous devez avoir des chaussures adaptées à vos pieds, sans point de compression et frottement – qui entraînent des ampoules. Elles doivent également être adaptées à votre utilisation pour que vos pieds restent toujours secs – donc évacuant votre transpiration et limitant l’eau venant de l’extérieur.
  • Lacez vos chaussures correctement – ni trop ni pas assez. Si elles sont trop lâches, votre pied bouge dans la chaussure et s’échauffe. A l’inverse, si elles sont trop serrées, cela favorise l’apparition d’ampoules en concentrant les frottements en certains points. De plus, vous avez les pieds qui gonflent plus facilement dans des chaussures serrées. N’hésitez pas à réajuster le laçage pendant la randonnée pour trouver ce qui convient le mieux à vos pieds.
  • Cassez vos chaussures avant de vous engager dans une longue randonnée. Même en choisissant bien vos chaussures, il est préférable de d’abord les porter sur de courtes distances pour réduire leur rigidité et les déformer légèrement en fonction de la forme de votre pied et de votre manière de marcher.
    Vous avez plus de chances d’avoir des ampoules avec des chaussures neuves qu’avec des chaussures déjà portées (par vous, pas par quelqu’un d’autre). Cela est d’autant plus important que les chaussures sont rigides. Par exemple, des chaussures de trail se font très rapidement par rapport à des chaussures de trek en cuir. Vous pouvez profiter de cette période de « cassage » pour tester les paires de chaussettes qui vont le mieux avec ces chaussures et trouver le bon laçage pour qu’elles soient confortables.
  • Choisissez correctement vos chaussettes. Oui il faut en mettre – certains ont essayé sans et ce fut un échec. Elles doivent protéger vos pieds des frottements et évacuer la transpiration. N’utilisez pas de chaussettes en coton, car elles absorbent l’humidité et ne l’évacuent pas. Avec des chaussettes en coton, vos pieds restent toujours humides. En plus, le coton sèche lentement. Utilisez des chaussettes de randonnée spécialisées, renforcées et avec des coutures plates. Choisissez également des chaussettes adaptées à la température extérieure. Tout cela fera le sujet d’un prochain article.
    Ne portez pas des chaussettes trouées ou trop abîmées. Dans ces cas, la chaussette protège mal, et c’est votre pied qui souffre.
    Certaines personnes combinent deux paires de chaussettes. Une paire de sous-chaussettes (en polypropylène ou en soie par exemple) au contact de la peau pour évacuer la transpiration et la transférer à la paire de chaussettes extérieure. Celle-ci doit être spécialisée pour la randonnée. De cette manière, vos pieds sont secs, le frottement se fait avec la chaussette extérieure et la chaussette intérieure reste au contact du pied.
  • Choisissez bien vos semelles intérieures. Elles doivent permettre à votre pied de respirer, doivent sécher rapidement et être bien adaptées à la forme de votre pied pour limiter le risque d’ampoules.

Prenez soin de vos pieds pendant la randonnée

Combien d’entre nous ont attendu la pause déjeuner pour enlever leurs chaussures alors que cela faisait un moment déjà qu’ils avaient mal aux pieds – pour ensuite se rendre compte qu’il était trop tard ? C’est pourquoi, une fois en train de marcher, il faut être attentif et s’occuper de ses pieds.

  • Profitez des pauses pour enlever vos chaussures et vos chaussettes afin d’aérer, de refroidir et de faire sécher vos pieds. En faisant cela vos pieds dégonflent également et votre peau se retend. Même si vos coéquipiers vous l’interdisent à la pause repas pour des questions d’odeurs, faites le quand même pour éviter l’apparition d’ampoules.
    Inspectez vos pieds à la recherche de zones d’échauffements, d’irritations ou de rougeurs qui sont les premiers signes d’apparition des ampoules. Vous pouvez également les tremper dans l’eau froide – à condition que vous puissiez les sécher correctement avant de renfiler vos chaussures. Le froid raffermit la peau, soulage les échauffements et réduit le gonflement des pieds.
  • Agissez dès que vous avez une sensation de début d’ampoule. Les ampoules se développent à cause d’un frottement répété. Arrêtez-vous si vous sentez l’apparition d’une ou plusieurs ampoules. N’attendez pas qu’il soit trop tard. Parfois le problème est très simple à régler comme desserrer légèrement ses lacets ou changer les chaussettes de pied.
    Essayez toujours de déterminer la cause de ces sensations. Vérifiez pour cela que vous n’avez pas de débris dans vos chaussures ou chaussettes (sable, graviers, brindilles, etc.). Si vos chaussettes sont humides, changez-les. Assurez-vous également que vos chaussettes ne fassent pas de plis. Si vous repérez une rougeur, une irritation ou un échauffement, vous pouvez utiliser du sparadrap, un pansement à ampoules ou autres pour protéger la zone. N’oubliez pas de l’enlever dès que vous arrêtez de marcher pour que la peau se répare.
  • Gardez vos pieds secs. Cela est parfois difficile comme dans le cas d’intempéries ou de traversées de rivières. Mais, il vaut mieux par exemple enlever ses chaussures pour traverser une rivière que de marcher plusieurs heures avec les pieds mouillés. Ne vous dites pas : « ce n’est que de l’eau ». Effectivement, ce n’est pas gênant sur une courte durée, mais les pieds finissent toujours par friper et former des ampoules.
    Si vos chaussettes sont humides, changez-les pour une paire sèche. Il faut toujours prendre une paire de rechange. Vous pouvez faire sécher la paire humide sur votre sac à dos si le temps le permet.
  • Gardez vos pieds, vos chaussettes et vos chaussures propres. Toutes les saletés augmentent les frottements et donc le risque d’ampoules. Par ailleurs, les chaussettes dans lesquelles vous avez transpiré sont rêches une fois sèches. Rincez-les si vous êtes sûr de pouvoir les faire sécher complètement. Il vaut mieux des chaussettes sèches et sales que mouillées et propres.

Essayez quelques astuces préventives

Voici quelques méthodes de prévention qui fonctionnent plus ou moins bien suivant les personnes. A vous de tester si vous en avez besoin et ce qui marche pour vous :

  • Utilisez du talc ou autres lubrifiants en poudre sur vos pieds avant de partir. Cela assèche les pieds et réduit les frottements.
  • Appliquez une crème anti-frottement (de type NOK de Sports Akileïne) sur vos pieds. Certaines personnes en appliquent même pendant quelques jours avant une grande randonnée. Des lubrifiants de type vaseline peuvent également être utilisés. Ces crèmes et lubrifiants protègent la peau des frottements.
  • Utilisez du sparadrap en prévention. Si vous savez que vous avez régulièrement des ampoules à certains endroits, vous pouvez les couvrir de sparadrap, d’une avant les ampoules vers compostellebande adhésive ou de pansements ampoules ou « double peau » (de type compeed) avant de partir. Les pansements ampoules ne tiennent par contre pas toujours aussi bien que du sparadrap et seront plutôt utilisés une fois l’ampoule apparue. Par contre, en utilisant du sparadrap en prévention, la peau reste fragile dans ces zones et ne durcit pas.
  • Renforcez la peau de vos pieds. Cela permet de retarder l’apparition d’ampoules. Pour cela, le plus simple est de marcher. Plus vous marchez, plus la peau de vos pieds s’épaissit et s’endurcit. Si vous ne randonnez pas souvent, marchez avec vos chaussures de randonnée de temps en temps dans la vie de tous les jours ou marchez pieds nus. Certains vont jusqu’à utiliser du jus de citron, de la Bétadine ou de la pierre d’alun pour se durcir la peau des pieds.

Conclusion

En résumé, pour éviter les ampoules aux pieds, il faut garder vos pieds secs, frais et propres. Pour cela, c’est simple, suivez les conseils que je viens de vous donner.

N’oubliez pas que plus la randonnée est longue, le terrain difficile, le dénivelé fort, et le poids de votre sac à dos important, plus vos pieds subissent des contraintes et des frottements. Vous êtes donc plus susceptibles d’avoir des ampoules dans ces conditions.

Souvenez-vous aussi que tous les pieds sont différents et ont leurs exigences. A vous de tester et de trouver ce qui leurs conviennent le mieux.

Si jamais vous avez une ou plusieurs ampoules, il est indispensable de bien les soigner pour éviter de trop souffrir et que cela ne s’empire. Pour savoir comment soigner une ampoule au pied en randonnée, lisez cet article.

Cet article provient d’un site que je visite souvent, simple et très bien expliqué, rien ne sert d’en écrire un nouveau. Voici le site d’origine: http://www.randonner-malin.com

A voir aussi:

Chemin de Compostelle: Les ampoules – Soins (2/2)

Mon Chemin vers Compostelle – 2012 – « Début d’un Chemin »

En 2012, je partais pour mon premier Chemin vers Compostelle. A mon retour, j’avais écris un cours recueil pour l’offrir à mes parents, quelques très bons amis et à ma grand mère. Peut être pour qu’ils comprennent un peu ce Chemin, pourquoi j’avais tout quitté pour celui-ci.
 
Ce texte je vous en dévoile quelques parties pendant le mois de Janvier. Il n’a rien de prétentieux, juste des lignes écrites simplement. Bien entendu, le gros de ce recueil restera intime et donc réservé uniquement à ceux pour qui je l’ai écris.
 
Bonne lecture de ces modestes lignes.
Les quelques lignes précédentes:

 

  1. Début d’un Chemin

Le train part, la gare s’éloigne et ça y est vous êtes seul : un peu de peur, un peu d’appréhension, et beaucoup d’impatience, vous partez seul dans une aventure hors du commun. Oh, bien sûr, de nombreuses personnes peuplent le train, mais dans votre tête, vous êtes seul. Plus les heures de trains défilaient, plus l’impatience montait et plus la peur s’effaçait. Je suis arrivé à Lyon pour prendre un train en direction du Puy-en-Velay, ce train est « horrible » ! Il est si lent, interminable, à croire qu’il s’arrête partout pour vous « gonfler à bloc » et vous faire affronter la première épreuve du Chemin : la patience ! Je peux vous dire que pour le coup c’est réussis ! Lors de l’arrivée en gare du Puy-en-Velay, j’ai eu l’impression de découvrir un nouveau monde, pourtant j’avais déjà débarqué dans cette même gare quelques années auparavant pour aller chez Franck et Estelle, deux amis de la Ferme du bout du monde; mais cette IMG_1745gare, connue quelques années auparavant, ne ressemblait en rien à mes souvenirs, pourtant c’était bien elle !

Je ne sais pourquoi, mais je ne voulais pas dormir au Puy-en-Velay, j’avais tellement envie de partir… Alors j’ai pris le chemin à quatorze heures. J’ai juste marché deux petites heures pour arriver dans mon premier gîte à Tallode. Surpris, je fis la rencontre des premiers Pèlerins, enfin plutôt randonneurs pour le coup. Deux dames de Bordeaux et un couple Allemand ainsi que leurs enfants et puis un petit âne. Ce soir-là les discussions étaient faciles, mais, à vrai dire, je me suis déjà senti bien loin de l’état d’esprit de ces « touristes ». Je sais que nous ne faisions pas le même Chemin. Je ne critique pas leur démarche mais je ne me sentais pas à l’aise face à ces personnes cherchant l’exploit sportif… sur une semaine. Non, moi je ne cherche pas cela et Madame Allègre, la patronne, l’a senti de suite en me disant : « Toi, avec tes vingt-trois années tu iras un lit de luxe vers Compostellelà-bas, tu ne fais pas de tourisme, tu vis ! ». Peut-être que oui, du moins j’espère aller au bout mais je ne me décrivais pas comme touriste en effet plus comme aventurier, tout en restant humble face à Dame Nature car c’est avant tout Elle qui décide de votre Chemin…

Compostelle: « La voie des cœurs nomades » Par A.L.Host

coeurs-nomadesRoman – à partir d’une histoire vraie

A l’aube de ses vingt-cinq ans, Alisa décide de partir seule sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle au départ du Puy-en-Velay. C’est le cœur abîmé et désemparée qu’elle découvre cette vie de pèlerin truffée de belles rencontres et d’incroyables découvertes. Dépourvue de toute croyance religieuse, elle se sent transportée dans un «entre-deux-mondes», envoûtée par la magie du chemin qui l’aide à panser ses blessures, à se redécouvrir, à voir le monde d’un œil nouveau.
C’est avec force et ténacité, après de douloureuses épreuves, qu’elle viendra à bout de ces 1’600 kilomètres de marche à travers la France et l’Espagne. Mais la vraie victoire d’Alisa est tout autre… Elle sait que la vie est un chemin bien plus long mais pour la première fois, elle n’a plus peur: elle se sent prête à continuer.

«J’avais brisé mes chaînes, une autre vie m’attendait. J’étais prête à me laisser à nouveau porter par le vent. Les balises ne me laisseraient pas tomber, au contraire. Je continuerais à les suivre, même sans les voir».

La voie des cœurs nomades – 62 jours sur le chemin de Compostelle
352  pages, format 15,5 x 22,5 cm
ISBN 979-10-92253-10-8 | Prix: 22,00€

Vous pouvez commander ce livre via le site de commande en ligne Amazon en suivant ce lien: La voie des coeurs nomades

 

 

De Cenves à Propières – vers Compostelle

Dimanche 12 Juillet

29 Km

Départ le matin de Cenves, après une belle nuit au calme dans le refuge des sœurs de la communauté Saint-Jean. Quelle fraîcheur au matin mais une petite douleur au genou me donne un premier aperçu de ce qui va m’arriver plus tard.

En route vers Propières aujourd’hui, à 29 kilomètres. Beaucoup d’eau dans le sac, car hier je n’avais pas assez bu. Arrivé à Saint-Jacques-des-Arrêts, je rencontre une dame très gentille, qui me fait ouvrir l’église pour m’en faire une visite guidée, puis suivra un tour du village et un café madeleine chezIMG_0412 elle. Je reprends mon chemin une heure plus tard entre les crêtes du haut Beaujolais. Des vues magnifiques, que l’on est pas habitué à imaginer lorsqu’on parle de cette région.

Une petite absurdité sur ce Chemin, l’on nous fait faire un détour de 5 kilomètres, pour nous faire visiter les forêts (magnifiques au passage).

Toute la matinée mon genou m’a lancé. Le même qu’en 2012, lors de mon premier chemin, tendinite qui m’avait suivit pendant un mois et pendant presque un an encore. Elle est revenue et j’ai du prendre la meilleure décision. J’ai dû stopper mon Chemin malheureusement à Propières, deux jours après mon départ, mais je ne souhaitais pas envenimer ce genou. Après mes vacances j’ai besoin d’être en forme pour plus d’un mois de vendanges IMG_0413et de vinifications.

J’ai donc profité de quelques heures de sieste avant d’être récupéré par mes parents, venus tout spécialement. C’est bien sur avec du regret que je quitte ce nouveau Chemin, il en va de soit, mais je relativise en me disant qu’il était préférable de l’arrêter deux jours après le départ et non dix jours après, l’émotion aurait été bien différente et les regrets plus intenses.

Ce n’est que partie remise, et j’étais heureux de découvrir ce nouveau Chemin, sans doute en appellera-t-il d’autres, sur quelques jours ou plus.

 

Nouveau départ sur le Chemin de Compostelle – Par Cluny

Le voici ! Le tant attendu, à l’improviste encore une fois, mais il sera génial !

Le travail me le IMG_2765permettant, j’ai pu avoir trois semaines pour cheminer sur le Chemin de Compostelle. Et pour changer de 2012 et de 2013, je vais partir de Cluny, en Bourgogne. En trois semaines, je ne sais pas encore où je vais atterrir, mais je vais rejoindre le Puy-En-Velay et normalement je vais pouvoir visiter quelques ami(e)s du Chemin, qui m’ont accueillis et passer en voir d’autres qui deviendront eux aussi des amis !

Mon départ est pour demain ou dimanche. La nuit porte conseils mais elle est déjà bien entamée et mes affaires ne sont toujours pas terminées ! Je vous tiendra au courant, au jour le jour, si possible, de mon Chemin et de ces belles rencontres !