Archive de mots clefs pour marcher vers compostelle

Papypik sur le Camino ! – Récit sur le Chemin de Compostelle

Il y a une quinzaine d’années, un ami m’invita à une conférence faite par un couple sur le chemin de Compostelle. J’ignorais l’existence de ce pèlerinage et découvrais qu’il y avait plusieurs chemins. Le couple présentait à force de vidéo et de références récurrentes à la religion « leur chemin » ce qui me laissa complètement indifférent.

Ce même ami me prêta ensuite « Garce d’étoile », merveilleux livre d’Hervé Bellec qui me fit dire « tiens, pourquoi pas ! ». Cinq ans après mon départ en retraite, à l’annonce de gros soucis de santé prévisibles le souvenir de ce livre prit corps et je décidai de faire moi aussi « mon chemin »

Depuis, après le Camino Francès du Puy à Fisterra puis le Norte d’hendaye à Muxia, j’en suis à mon troisième chemin, celui de la Plata. J’ai voulu faire ces chemins dans le même esprit qu’Hervé Bellec, c’est à dire seul et sans trop de plan préétabli me fiant souvent au hasard ; ne dit-on pas que le hasard est la forme que prend Dieu pour passer incognito ?

J’ai transigé sur la solitude en emportant avec moi Karl la marmotte, ma mascotte fétiche qui tout comme moi fit de nombreuses rencontres…

Pour chacun de mes chemins, j’ai écrit un journal.  Vous pourrez lire celui de la Plata sur mon dernier blog :

http://papypikcaminoplata.unblog.fr/

Mes autres récits sont en lien sur ce blog.

Michel

Préparer son départ pour Saint-Jacques-de-Compostelle

Comment bien préparer son départ pour le pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle:

Ca y est, après avoir lu « les étoiles de Compostelle », d’Henri Vincenot, ou le roman « Immortelle randonnée » de Jean-Christophe Ruffin ou, plus original, la BD du Norvégien vers Compostelle vous vous décidez à partir cheminer sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ! Mais peut être est-ce tout simplement une démarche spirituelle, de cheminer vers Dieu, via ce chemin chargé d’histoire ! Quoi qu’il en soit, ce Chemin vous changera à tout jamais ! Et comme tout cela est inconnu, vous avez dix milles questions j’imagine ! C’était mon cas !

Alors faisons un petit tri…rapide ! Sur les dix milles questions on va en enlever 99% d’inutiles car elles ne représentent parfois que des craintes. Nous allons parlé des 1% restantes…la logistique ! Car les questions que l’on me pose, parlent à chaque fois, ou presque, de logistique !

Voici une petite liste des infos qui pourront vous être utiles, il suffit d’un clic pour allé dans la rubrique liée:

Quel sac à dos pour Compostelle ?

Comment faire son sac à dos pour Compostelle ?

Petite liste de matériel pour Compostelle ?

Quel guide utiliser ?

Où vais je dormir ?

Combien ça coute de marcher vers Compostelle ?

Qu’est-ce que le passeport du pèlerin ? (crédenciale)

Comment éviter les tendinites ?

Comment éviter et soigner les ampoules ?

Mes étapes sur le chemin de Compostelle ?

Et si vous avez encore des questions, n’hésitez pas à me contacter, j’essaye de répondre rapidement, ou de déposer un commentaire sous cet article, de plus certains lecteurs pourront aussi vous aider en répondant eux aussi et en donnant leur petit « truc et astuce »!

 

[Musique] Anne Etchegoyen sur les Chemin de Compostelle

Compostelle: Du pays Basque à Saint-Jacques, voici le titre du nouvel album musical de Anne Etchegoyen qui était partis sur les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle ! Il est actuellement disponible, alors n’hésitez pas à abuser de ces magnifiques chansons !

 

Vous pouvez le commander en suivant ce lien: Cd du Pays Basque à Saint-Jacques

Le temps de Compostelle – Par l’Hospitalité Saint-Jacques d’Estaing

Marcher vers Compostelle : l’Histoire d’après – 2ème partie

Certains lecteurs le savent, mon premier chemin vers Compostelle, je l’ai commencé en 2012, à la suite d’une blessure physique, j’ai dû m’arrêter au pied des Pyrénées, après un mois de marche, de rencontres et de moments tous plus fort les uns que les autres.

Je me souviendrais toute ma vie de ce jour, où j’ai accepté de dire « stop ». Ce n’était pas le bon moment pour moi, ou alors quelqu’un avait quelque chose de plus grand et de plus puissant à accomplir en moi…

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Une année après, en 2013, j’ai repris la route, en débutant de nouveau du Puy-en-Velay, et, après deux mois de marche et d’épreuves, j’ai pu enfin entrer dans la ville de Saint-Jacques-De-Compostelle. Ceux qui sont arrivés jusqu’ici se rappelleront quelle émotion les a envahi, les a saisi…

Ce jour-là aussi restera gravé en moi. Je me souviendrais toute ma vie, m’être écroulé en larmes à l’intérieur de la Cathédrale de Santiago, pendant plusieurs heures, je me souviendrais toute ma vie des milles « merci » que j’ai adressé en pensée. Des « mercis » que j’adressais à quelqu’un que je ne connaissais pas, avec qui je n’avais jamais eu aucun contact et que pourtant j’avais parfois détesté, insulté… Un quelqu’un qui m’avait pourtant soutenu secrètement lors des diverses épreuves de ma vie, un quelqu’un qui resta toujours discret en attendant que j’ouvre mon cœur, un quelqu’un qui a veillé sur moi toutes ces années, pour ne pas que je sombre dans l’obscurité, un quelqu’un qui m’a permis d’allé, pour la première fois de ma vie, jusqu’au bout des choses, un quelqu’un qui m’a porté jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans un but un seul, celui de remplir mon cœur d’amour !

Au  fond de moi, durant de nombreuses années, ce quelqu’un avait maintenu une petite flamme, si minuscule que sa chaleur ne m’avait pas interpellé mais quelqu’un l’avait pourtant gardé allumé, parfois maintenu avec force lorsque j’y jetais de l’eau dessus !

Cette petite flamme ressemblait sans aucun doute à cette veilleuse rouge que l’on trouve dans les églises, proche du tabernacle, veilleuse qui symbolise la présence de Dieu…

Cette lumière, présente dans mon cœur, en a subit des averses, des déluges, des tempêtes et pourtant quelqu’un l’a maintenu allumé…il m’aura fallu presque trois années après ce retour de Saint-Jacques-de-Compostelle pour comprendre une partie de mon Chemin et ouvrir mon cœur sur le chemin à venir.

 

Compostelle raisonnait en moi, j’avais ce besoin de repartir, d’en parler, de lire des ouvrages, on aurait pu même penser que cela en devenait une véritable obsession. Se sentir incompris par ceux qui ne saisissaient pas la force de ce Chemin, la puissance qui nous attire à lui. Les Jacquets et Jacquettes qui en sont revenus le savent, le Chemin de Compostelle c’est un aimant bien plus puissant que le Nord, il nous attire, nous envoute même ! Les soirs on y repense, on tombe sur une photo et l’on pleure, on revoit son sac à dos et on a envie de le saisir et reprendre notre chemin.photo1

Chaque jour qui passait n’était pour moi qu’une attente, j’attendais simplement de repartir, de reprendre mon bourdon de pèlerin et parcourir de nouvelle route jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Puis, un beau jour, un signe fort…une rencontre…virtuelle.

Sur le moment je n’ai absolument pas réalisé mais à l’heure actuelle tout est si clair : je venais de rencontrer, par le plus grand des hasards, la future femme de ma vie, ma future épouse. Venue échanger par mail juste pour quelques informations sur le Chemin de Compostelle, messages après messages une rencontre eu lieu. Et en ce jour du 28 Décembre, nous nous sommes rencontrés physiquement, nous avons échangé et ce soir-là, en partageant notre premier verre, je ressentais un amour puissant qui voulait jaillir : c’est elle, oui c’est elle que mon cœur attendait !

Aujourd’hui, cela fait une année que Sophie m’accompagne chaque jour dans ma vie. Je ne saurais jamais pourquoi j’ai eu cette si belle chance de la rencontrer, je ne saurais jamais ce que j’ai fait pour mériter un si grand bonheur, un si grand amour et je ne peux que remercier chaque jour Dieu pour sa si grande bonté envers moi, moi qui l’avais tant détesté, tant bafoué…main-dans-la-main

 

Il m’a pardonné et donné tant d’amour…

Dans l’amour de Dieu nous avançons sur ce nouveau Chemin qui est devant nous, main dans la main, le cœur léger.

 

Marcher vers Compostelle : l’histoire d’après – 1ère partie

Marcher vers  Compostelle : l’histoire d’après – 1ère partie

 

Voilà déjà quelques temps que je souhaitais partager avec vous mon aventure sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. En 2012 lorsque je suis parti pour la première fois, j’avais rédigé un petit « mémoire de ma route » que j’avais offert à une poignée de personnes, principalement les membres de ma famille. Je n’avais pas voulu le diffuser sur internet, mais j‘en avais tout de même publié quelques très courts extraits. En 2013, lors de mon nouveau chemin vers Compostelle, j’avais pris le temps, chaque jour, de publier presque en direct un article résumant ma journée et mes modestes aventures journalières. C’est de là que mon site www.marcher-vers-compostelle.com a pris une ampleur que je n’avais pas imaginé. Ce petit site que j’avais créé principalement pour que mes proches et amis puissent suivre mes aventures a vite vu son nombre de visites journalières exploser. J’avais donc décidé de le dédier au Chemin de Compostelle et de partager avec vous mon expérience, des conseils mais aussi essayer au maximum de répondre à vos questions etc.

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Ce site je l’ai donc conservé, cela depuis maintenant bientôt quatre années ! Je me demandais souvent pourquoi je le gardais…mais aujourd’hui je le sais !

Dans les jours à venir, vous pourrez découvrir une histoire, mon histoire ! En quoi ce modeste site a été, au final, l’outil qui a radicalement changé ma vie et qui fait qu’aujourd’hui je vous raconte cette histoire…

Rendez-vous dans dix petits jours pour lire la suite …

VIDEO: Le Chemin de Compostelle – Résumé de 2 mois de voyage par Horizons Vagabonds

Partir en pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle – Faire son sac à dos

Partir en pèlerinage vers Saint-Jacques de Compostelle – Faire son sac à dos

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J’ai souvent des questions concernant le choix du sac à dos, quoi mettre dans son sac à dos, quoi emporter vers Compostelle etc. Je vais donc faire un article au maximum détaillé, où je vais vraiment aborder l’aspect pratique et technique du sac à dos pour le Chemin de Compostelle.
Vous pouvez toute fois consulter l’article concernant le choix du sac à dos pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
J’attire votre attention sur le choix de votre itinéraire déjà ! Pour avoir cheminé sur le chemin le plus fréquenté celui du Puy-en-Velay (qui est classé « GR65 ») mais aussi sur le Chemin de Cluny ou alors sur le Chemin d’Alsace, le matériel que j’ai emporté était à chaque fois différent. Pour faire court, sur les chemins moins fréquentés, comme celui de Cluny ou d’Alsace, j’avais plus de matériel et donc un sac à dos beaucoup plus lourd ! Mais il était presque obligatoire d’être en autonomie : peu de logement, ou logement couteux et devoir être d’avantage autonome en terme de victuailles !
Mais prenons le chemin le plus fréquenté, celui du Puy-en-Velay : le chemin royal vers Saint-Jacques-de-Compostelle ! Vous pouvez laisser votre craintes de manquer chez vous, car sur ce Chemin on ne manque de rien : logement, nourriture etc !

Concernant mon sac à dos, je vous ai déjà parlé de mon choix. Je fonctionne avec des sacs étanches de plusieurs volumes et de couleurs différentes, cela me permets de ranger mon sac facilement et d’éviter de perdre du temps le soir (surtout si vous arrivez tard, cela évite de déranger les gens qui parfois se reposent déjà !)
Pour les sacs étanches (Vous en trouverez des très abordable en suivant ce lien) j’ai trois volumes :
Le rouge, petit volume, pour mes affaires de toilettes (que j’emmène facilement dans la douche et qui donc ne craint pas img_1070l’eau !). Dedans j’y mets le strict minimum, c’est-à-dire : Brosse à dents de poche, dentifrice (éviter le tube neuf c’est quelques grammes en moins !), de l’huile d’arnica (l’un de mes remède anti-tendinite), des cachets de paracétamol, du PQ (une fin de rouleau suffit !), une serviette micro fibre qui fait aussi gant de toilette, et un savon de Marseille (pour la douche et la lessive), je prends spécialement ce modèle quand je pars en randonnée ou en pèlerinage. Le tout tient donc dans un petit sac étanche de deux litres.
Le bleu, un grand volume, pour y mettre mes vêtements. J’emporte là aussi le minimum, qui est, pour moi : deux short (un dans le sac et un sur moi), deux t-shirt en coton (un dans le sac et un sur moi), deux caleçon (un dans le sac et un sur moi), deux paires de chaussettes (un dans le sac et un sur moi), un mouchoir en tissu (c’est personnel mais je préfère aux mouchoirs en img_1064papier), une polaire légère et un sous pull de l’armée léger et un bon intermédiaire avec la polaire que je garde elle pour le soir, toute propre !). Tout cela tient dans un sac.
Le troisième, le sac vert, pour l’aspect repas ! J’y mets dedans la victuaille pour le repas du midi, du soir et du petit déjeuner. J’ai choisi de dépenser le moins possible donc je fais mes courses et les porte…sur le chemin du Puy-en-Velay il est simple de s’approvisionner souvent. Ceci dit, j’ai des dosettes de café et de sucre pour les matins. En prime j’ai toujours mon mini réchaud de chez Primus (modèle Primus Express), très léger, et ma tasse ultra légère. Ceci n’est pas une obligation, mais j’avoue qu’en Espagne cela m’a servi beaucoup plus qu’en France ! (parfois la cuisine est petite en Espagne et donc…beaucoup d’attente pour cuisiner alors hop je sortais mon réchaud !)
Je rajoute ensuite à ces trois différents sac, mon duvet, le plus img_1072léger possible, comme par exemple ce modèle (abordable et parfait pour le Chemin du Puy-en-Velay) : Duvet Rubility à moins de 30€ , ainsi qu’un drap de soie pratique surtout en Espagne, ou l’été en France.
Ensuite dans mon sac à dos, j’ai ma veste de pluie, ultra légère en « gore tex », des guêtres très pratique pour éviter d’être mouillé dans les chaussures ! Et évidemment un sur sac étanche, pour moi le modèle que j’avais à l’armée, mais il y en a des pas cher du tout ici ainsi qu’une pèlerine (capte de pluie) très légère (ce modèle est vraiment bien). Je ne néglige pas les affaires de pluie, car en Mai 2013 j’ai eu presque vingt jours de pluie, de neige et de grêle ! J’étais heureux de les avoir !img_1074
Dans une poche de mon sac à dos, j’ai quelques petites bricoles qui me servent de temps en temps : une petite lampe frontale (ce modèle est extra et léger), le célèbre Miam-miam Dodo ou le guide le Rother (Voir mon article sur les guides). J’ai aussi mon smartphone qui me permet de prendre de belles photos et de pouvoir communiquer en cas de besoin. J’ai toujours un couteau avec moi et bien entendu ma gourde d’eau (que je remplis dès que je trouve un point d’eau)

Évidemment tout cela est assez personnel mais, pour faire beaucoup de randonnée, c’est un schéma assez classique. Après, à chacun de jauger ses besoins et ses craintes et de mettre dans son sac à dos les choses qu’il pense avoir besoin. (Et à savoir que la poste vous permet d’expédier chez vous du matériel qui ne

vous sert pas !). L’important c’est que votre sac ne dépasse pas, si possible, dix pour cent de votre poids…c’est l’idéale !
Comme toujours, j’essaye de répondre à vos questions, alors vous pouvez me contacter via cette page, vous pouvez aussi poser vos questions en commentaires. Et si vous désirez partager votre expérience, je me ferais un plaisir de publier sur mon site, votre article ! Il vous suffit de me contacter.

Compostelle, le chemin de la vie – Le DVD – Freddy Mouchard

Le réalisateur Freddy Mouchard a suivi pendant 3 ans le parcours de plusieurs pèlerins qui se rendent à Saint -Jacques de Compostelle.
Aucun chemin n’est identique. Quelque soit leur âge, leur situation sociale, leurs croyances religieuses chacun d’entre eux est amené à dépasser ses limites et se confronter à sa véritable nature.
Les épreuves sont autant intérieures que physiques.

Pour Noël, voici une belle idée de cadeau pour vos proches et même pour vous même ! Pour le commander, cela se passe sur internet: commander le DVD – Compostelle, le chemin de la vie (21€)

 

Souvenirs du Chemin de Compostelle 1/10

En ce Dimanche, j’ai décidé de vous écrire une suite de dix souvenirs de l’avant Chemin, du Chemin ou de l’après Chemin de Compostelle. Je ne sais pas par avance quels seront ces souvenirs, ils viendront sans doute au fil des jours et semaines. Peut être de simples anecdotes mais chacun de ces souvenirs auront un côté intimiste. Simplement car ce sont des faits qui m’auront touché au plus profond de moi mais aussi parce que, après bientôt quatre ans depuis mon premier départ vers Compostelle, je trouve enfin la force de partager ces souvenirs. Je sais que cette force est liée à ce qui m’arrive aujourd’hui et je suis donc heureux de ce partage avec vous !
Cela avait commencé avec la publication d’extraits du récit de mon Chemin de 2012 et cela continue avec cette volonté de vouloir en partager plus avec vous, inconnus, internaute, Pèlerins, randonneurs.

Je commence par ouvrir mon fameux dossier photo du Chemin de Compostelle, car c’est par là que je veux commencer pour vous raconter un premier souvenir. J’aurais pu choisir ma Crédenciale ou mon vieux guide gribouillé, mais ce Dimanche ça sera par l’album photo que je commence. L’album photo de 2013 pour être plus précis. Et je me dirige plus précisément vers les photos du Camino Frances, la partie Espagnole du Chemin de Compostelle.

Lorsque j’ai passé les Pyrénées, avec le brouillard, le froid, la neige et la pluie, je suis arrivé en Espagne et c’était un moment assez dur. Dur dans le fait que j’allais dire au-revoir à des amis rencontré sur le Chemin depuis presque le départ. Et c’est de ces amis que je vais sans doute vous parler dans mes souvenirs. Car ces amis du Chemin sont comme une famille à mes yeux. Je ne prends sans doute pas assez de nouvelles d’eux mais ils sont dans mon cœur et j’ai l’impression de les connaitre depuis toujours.

Johnny, l’Américain.

J’ai croisé Johnny pour la première fois en France, à Aire-sur-l’Adour, autour d’un verre. Et en Espagne, nous ne nous sommes presque jamais quitté. Je ne me souviens plus trop d’où il avait débuté son Chemin, mais il me semble que c’était au Puy-en-Velay, comme moi. Nous nous sommes retrouvé en Espagne et rapproché. Car il faut dire qu’en Espagne, nous ne reconnaissions plus aucune têtes ! C’était très déstabilisant et tellement de gens présents pour « l’esprit sportif », c’était assez étrange ces premiers jours sur le Camino.

Johnny parle très bien le Français, c’était pratique car du coup il pouvait me faire travailler mon anglais et les discussions étaient en « fran-glais » un bon mélange de Français et d’Anglais ! Il m’a même appris quelques mots d’Espagnol ! Je ne vais pas vous narrer ces divers moments vécus et anecdotes, mais une ressort des autres.IMG_2683

Nous avions dormis à Belorado et partions en direction de San Juan de Ortega, arrivé là bas, rien de très accueillant et une sensation un peu étrange. Temps maussade, beaucoup de monde et j’ai ressenti que l’ambiance qui y régnait n’était pas celle dont j’avais besoin. Johnny était là avec sans doute, la même sensation que moi. Partant d’une blague, nous avons décidé de nous rendre jusqu’à Burgos, qui était à vingt huit kilomètres encore. Nous en avions déjà vingt cinq dans les pattes.

Ce fut de sur la journée la plus éprouvante de ce Chemin, en terme de chaleur, de soif, de baisse de moral. Une folie aussi pour le corps qui allait devoir encaisser plus de cinquante kilomètres dans la même journée !

Après des doutes, après des peines, nous sommes arrivés à Burgos, assez tard. Une seule place à l’Albergue, que j’ai laissé à Johnny, et moi on me dirige vers un autre lieu où on m’a proposé de dormir par terre. Après une telle journée, je rêvais d’un vrai lit mais j’ai fais avec.

Cette jouIMG_2014rnée restera gravée en moi car j’étais heureux d’avoir partager une telle folie avec Johnny. Nous avions déjà partagé des moments amusants (recherche de Tapas, recherche de Ricard !) mais cette épreuve a sans doute resserré encore notre lien.

 

C’est avec ce même Johnny que j’allais entrer à Santiago, Saint-Jacques-de-Compostelle, ce même Johnny quIMG_2628i prit la seule et unique photo de moi que j’aime regarder et partager. Ce même Johnny avec qui j’étais heureux d’arriver au Cap Finisterre (Fisterra – Finis-terra) et apercevoir des dauphins ! Ce même Johnny avec qui j’étais heureux de partager l’arrivée à la borne « zéro ».

Nous avons partager des repas, des apéros, des moments de joie mais aussi de doute, des moments d’émotions forts et c’était avec tristesse que je disais au revoir à Johnny. Et quelques larmes…

Johnny fût l’un des quelques Pèlerins qui m’auront marqué à vie et plus encore…

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D’autres amis qui voyageaient dans mon sac à dos !