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Mon Chemin vers Compostelle – 2012 – « Début d’un Chemin »

En 2012, je partais pour mon premier Chemin vers Compostelle. A mon retour, j’avais écris un cours recueil pour l’offrir à mes parents, quelques très bons amis et à ma grand mère. Peut être pour qu’ils comprennent un peu ce Chemin, pourquoi j’avais tout quitté pour celui-ci.
 
Ce texte je vous en dévoile quelques parties pendant le mois de Janvier. Il n’a rien de prétentieux, juste des lignes écrites simplement. Bien entendu, le gros de ce recueil restera intime et donc réservé uniquement à ceux pour qui je l’ai écris.
 
Bonne lecture de ces modestes lignes.
Les quelques lignes précédentes:

 

  1. Début d’un Chemin

Le train part, la gare s’éloigne et ça y est vous êtes seul : un peu de peur, un peu d’appréhension, et beaucoup d’impatience, vous partez seul dans une aventure hors du commun. Oh, bien sûr, de nombreuses personnes peuplent le train, mais dans votre tête, vous êtes seul. Plus les heures de trains défilaient, plus l’impatience montait et plus la peur s’effaçait. Je suis arrivé à Lyon pour prendre un train en direction du Puy-en-Velay, ce train est « horrible » ! Il est si lent, interminable, à croire qu’il s’arrête partout pour vous « gonfler à bloc » et vous faire affronter la première épreuve du Chemin : la patience ! Je peux vous dire que pour le coup c’est réussis ! Lors de l’arrivée en gare du Puy-en-Velay, j’ai eu l’impression de découvrir un nouveau monde, pourtant j’avais déjà débarqué dans cette même gare quelques années auparavant pour aller chez Franck et Estelle, deux amis de la Ferme du bout du monde; mais cette IMG_1745gare, connue quelques années auparavant, ne ressemblait en rien à mes souvenirs, pourtant c’était bien elle !

Je ne sais pourquoi, mais je ne voulais pas dormir au Puy-en-Velay, j’avais tellement envie de partir… Alors j’ai pris le chemin à quatorze heures. J’ai juste marché deux petites heures pour arriver dans mon premier gîte à Tallode. Surpris, je fis la rencontre des premiers Pèlerins, enfin plutôt randonneurs pour le coup. Deux dames de Bordeaux et un couple Allemand ainsi que leurs enfants et puis un petit âne. Ce soir-là les discussions étaient faciles, mais, à vrai dire, je me suis déjà senti bien loin de l’état d’esprit de ces « touristes ». Je sais que nous ne faisions pas le même Chemin. Je ne critique pas leur démarche mais je ne me sentais pas à l’aise face à ces personnes cherchant l’exploit sportif… sur une semaine. Non, moi je ne cherche pas cela et Madame Allègre, la patronne, l’a senti de suite en me disant : « Toi, avec tes vingt-trois années tu iras un lit de luxe vers Compostellelà-bas, tu ne fais pas de tourisme, tu vis ! ». Peut-être que oui, du moins j’espère aller au bout mais je ne me décrivais pas comme touriste en effet plus comme aventurier, tout en restant humble face à Dame Nature car c’est avant tout Elle qui décide de votre Chemin…