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Marcher vers Compostelle : l’Histoire d’après – 2ème partie

Certains lecteurs le savent, mon premier chemin vers Compostelle, je l’ai commencé en 2012, à la suite d’une blessure physique, j’ai dû m’arrêter au pied des Pyrénées, après un mois de marche, de rencontres et de moments tous plus fort les uns que les autres.

Je me souviendrais toute ma vie de ce jour, où j’ai accepté de dire « stop ». Ce n’était pas le bon moment pour moi, ou alors quelqu’un avait quelque chose de plus grand et de plus puissant à accomplir en moi…

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Une année après, en 2013, j’ai repris la route, en débutant de nouveau du Puy-en-Velay, et, après deux mois de marche et d’épreuves, j’ai pu enfin entrer dans la ville de Saint-Jacques-De-Compostelle. Ceux qui sont arrivés jusqu’ici se rappelleront quelle émotion les a envahi, les a saisi…

Ce jour-là aussi restera gravé en moi. Je me souviendrais toute ma vie, m’être écroulé en larmes à l’intérieur de la Cathédrale de Santiago, pendant plusieurs heures, je me souviendrais toute ma vie des milles « merci » que j’ai adressé en pensée. Des « mercis » que j’adressais à quelqu’un que je ne connaissais pas, avec qui je n’avais jamais eu aucun contact et que pourtant j’avais parfois détesté, insulté… Un quelqu’un qui m’avait pourtant soutenu secrètement lors des diverses épreuves de ma vie, un quelqu’un qui resta toujours discret en attendant que j’ouvre mon cœur, un quelqu’un qui a veillé sur moi toutes ces années, pour ne pas que je sombre dans l’obscurité, un quelqu’un qui m’a permis d’allé, pour la première fois de ma vie, jusqu’au bout des choses, un quelqu’un qui m’a porté jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, dans un but un seul, celui de remplir mon cœur d’amour !

Au  fond de moi, durant de nombreuses années, ce quelqu’un avait maintenu une petite flamme, si minuscule que sa chaleur ne m’avait pas interpellé mais quelqu’un l’avait pourtant gardé allumé, parfois maintenu avec force lorsque j’y jetais de l’eau dessus !

Cette petite flamme ressemblait sans aucun doute à cette veilleuse rouge que l’on trouve dans les églises, proche du tabernacle, veilleuse qui symbolise la présence de Dieu…

Cette lumière, présente dans mon cœur, en a subit des averses, des déluges, des tempêtes et pourtant quelqu’un l’a maintenu allumé…il m’aura fallu presque trois années après ce retour de Saint-Jacques-de-Compostelle pour comprendre une partie de mon Chemin et ouvrir mon cœur sur le chemin à venir.

 

Compostelle raisonnait en moi, j’avais ce besoin de repartir, d’en parler, de lire des ouvrages, on aurait pu même penser que cela en devenait une véritable obsession. Se sentir incompris par ceux qui ne saisissaient pas la force de ce Chemin, la puissance qui nous attire à lui. Les Jacquets et Jacquettes qui en sont revenus le savent, le Chemin de Compostelle c’est un aimant bien plus puissant que le Nord, il nous attire, nous envoute même ! Les soirs on y repense, on tombe sur une photo et l’on pleure, on revoit son sac à dos et on a envie de le saisir et reprendre notre chemin.photo1

Chaque jour qui passait n’était pour moi qu’une attente, j’attendais simplement de repartir, de reprendre mon bourdon de pèlerin et parcourir de nouvelle route jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Puis, un beau jour, un signe fort…une rencontre…virtuelle.

Sur le moment je n’ai absolument pas réalisé mais à l’heure actuelle tout est si clair : je venais de rencontrer, par le plus grand des hasards, la future femme de ma vie, ma future épouse. Venue échanger par mail juste pour quelques informations sur le Chemin de Compostelle, messages après messages une rencontre eu lieu. Et en ce jour du 28 Décembre, nous nous sommes rencontrés physiquement, nous avons échangé et ce soir-là, en partageant notre premier verre, je ressentais un amour puissant qui voulait jaillir : c’est elle, oui c’est elle que mon cœur attendait !

Aujourd’hui, cela fait une année que Sophie m’accompagne chaque jour dans ma vie. Je ne saurais jamais pourquoi j’ai eu cette si belle chance de la rencontrer, je ne saurais jamais ce que j’ai fait pour mériter un si grand bonheur, un si grand amour et je ne peux que remercier chaque jour Dieu pour sa si grande bonté envers moi, moi qui l’avais tant détesté, tant bafoué…main-dans-la-main

 

Il m’a pardonné et donné tant d’amour…

Dans l’amour de Dieu nous avançons sur ce nouveau Chemin qui est devant nous, main dans la main, le cœur léger.

 

Compostelle: « Je te pousserai »

Vous allé regarder la bande annonce officielle de « Je te pousserai ».
Justin Skeesuck et Patrick Gray sur le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne (Camino de Santiago), où Patrick a poussé Justin dans un fauteuil roulant tout le long du chemin.
Ce film parle de leur lutte, leur amitié…

Leur site internet (en Anglais uniquement): www.illpushyou.com

[ANNONCE] Accompagner quelqu’un sur le Chemin de Compostelle

Le chant des pèlerins de Compostelle – Ultreïa

Ce soir, en navigant sur les réseaux sociaux, Jean-Claude Benazet me fait le plus grand bonheur d’avoir publié une vidéo du chant des Pèlerins, qu’il a écrit et composé. Du bonheur et encore une fois, des souvenirs plein la tête ! Surtout celui de mon arrivée à Conques et là soirée passée. Près d’une cinquantaine de personnes qui reprennent ce chant en chœur (et avec cœur) c’était magique !

Pour tous ceux et celles qui veulent apprendre la vraie version de ce chant qui accompagne les pèlerins depuis plus de 25 ans, voici cette enregistrement publié par l’auteur, accompagné à la guitare par José Ignacio Toquero

Bon chant, bon chemin, Ultreïa !

Paroles :
Tous les matins, nous prenons le chemin,
tous les matins, nous allons plus loin,
jour après jour, la route nous appelle,
c’est la voix de Compostelle.

*Ultreïa ! Ultreïa ! Et sus eïa !
Deus, adjuva nos !

Chemin de terre et chemin de Foi,
voie millénaire de l’Europe,
la Voie lactée de Charlemagne,
c’est le chemin de tous les jacquets.
*
Et tout là-bas au bout du continent,
messire Jacques nous attend,
depuis toujours son sourire fixe
le soleil qui meurt au Finisterre.
*
Traduction du refrain : Aide-nous, Dieu, à aller toujours plus loin et toujours plus haut.

Paroles et musique de Jean-Claude Benazet
(Juillet 1989, via Podiensis)

Coût dur sur le Chemin de Compostelle

A deux reprises j’ai dû arrêter de marcher en direction de Compostelle. J’ai rencontré des dizaines de personnes qui ont dû, elles aussi, arrêter leur chemin, en raison de leur santé, de leur famille, de leur travail ou d’autres soucis quelconque.

J’ai donc décidé de rédiger cet article pour vous faire part de mon avis et peut être vous donner une piste de solutions, ou juste pour relativiser.

En 2012, lorsque j’ai débuté du Puy-en-Velay, je savais que j’avais deux mois, très peu d’argent et une pression monstre pour retrouver du travail. J’ai donc démarré ce Chemin dans de mauvaises conditions à mon goût. Le sac à dos n’était pas trop lourd mais, à me mettre la pression, je n’ai pas écouté mon corps et j’ai galopé. J’étais bien, car physiquement je n’étais pas fatigué, mais mentalement je l’étais. Et c’est, à mon avis, un point très important à ne pas négliger. Il faut absolument partir en de bonnes conditions, avec le soutien d’amis, de la famille, en se disant qu’on a le temps et que l’on arrivera là où l’on arrivera. Je ne pensais pas qu’en 2015, j’aurais eu le feu aux fesses comme ça et mentalement je n’étais pas dans le Chemin, j’étais dans l’idée simple de rejoindre un point précis en « X » jours.

Alors commeIMG_0403nt faire ?

Déjà accepter de devoir renoncer pour respecter son corps. C’est la chose la plus importante.

Accepter aussi que le moment choisit n’était pas le bon mais que le prochain sera sûrement meilleur.

Revoir ces étapes, son organisation, son sac à dos pour l’alléger (bon cette année j’étais à 35kg, eau comprise et avec de la nourriture pour être autonome, mais beaucoup beaucoup trop, même pour moi !!!)

La fin prématurée d’un Chemin n’est pas négative, il faut la voir de façon positive au maximum, ce n’était pas le bon moment, point. J’avais prévu trois semaines, et bien il me reste deux semaines et demi pour voyager en France, autrement qu’à pieds. Rendre visite à des ami(e)s, visiter des régions etc. Ne vous laissez pas abattre, c’est très important !

J’espère que ces quelques lignes pourrons vous aider, vous qui avez du stopper votre Chemin en route pour mieux repartir la prochaine fois.

 

N’hésitez pas à partager votre expérience en commentant cet article !

Quoi mettre dans son sac à dos ?

Il n’y a pas de « liste type », c’est avant tout VOTRE sac à dos alors c’est à vous de porter ce dont vous pensez avoir besoin (avec la possibilité d’en enlever tout au long du Chemin de Compostelle 😉 ). J’ai appris à moins me charger lorsque je suis repartis en 2013 mais c’est l’expérience vécue en 2012 qui m’a permis de tirer des conclusions et d’essayer de moins remplir mon sac à dos. Cette liste vous permettra peut être de voir les choses sous un autre angle et de vous charger différemment.

Vêtements :
• Chaussettes : 2 Paires (La marque « Lorpen » est pas mal à mon goût) (une sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• Boxer (sous vêtements) : 2 (qui sèchent rapidement) (un sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• T-shirt : 2 (« sans marque » mais en coton fin si possible car cela sèche mieux) (un sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• Short : 2 (les marques se valent toute mais si vous avez un petit guide, pensé aux poches sur les côtés du short car c’est pratique) (un sur vous et l’autre dans le sac à dos)
• Chapeaux : 1 (j’avais le chapeau de brousse que j’avais à l’armée, mais une casquette peut aller aussi, c’est une question de confort perso je pense)
• Polaire : 1 (j’avais un petit polaire Colombia qui m’a suffit pour le soir après la douche)

[ suivant la saison, il faut adapter vos vêtements. Personnellement je marche toujours en short (hiver/printemps,été et automne) mais je prends le soin de bien me couvrir en haut ainsi que de mettre une écharpe que je peux enlever si j’ai trop chaud. Faites attention à la saison avant de partir. ]

Toilette et pharmacie:
• Serviette : 1 (légère si possible, pas la peine d’en prendre une gigantesque car le séchage sera plus long. Mais n’hésitez pas à la « tester » avant pour voir aussi le confort car certaines serviettes de « camping » sont peu confortable et absorbe pas du tout l’eau alors ne pas hésiter à l’utiliser pendant une semaine et la faire sécher « comme si vous étiez sur le Chemin »)
• Savon de Marseille : 1 (il sert à tout : se laver, laver ses affaires donc c’est le top à mon avis.)
• Dentifrice : 1 tube (essayé de trouver des « tubes d’échantillons », c’est plus petit et vous en aurez assez)
• Brosse à dent : 1 (une petite de voyage si possible)
• Gant de toilette : 1 (question perso, mais après une bonne journée de marche, se frotter le corps ne fait pas de mal !)
• PQ : 1 demi rouleau (on ne sait jamais ^^’. Dans les gîtes il y en a toujours mais le long du Chemin ce n’est pas sur alors bon un demi rouleau, emballé dans un sac congélation pour ne pas qu’il prenne l’eau au cas ou ^^)
• Trousse de secours : 1 (pas la peine de prévoir le défibrillateur … un peu d’éosine, quelques pansements, de l’arnica en grain, de l’huile d’arnica aussi pour se masser peut être un plus. Une aiguille à coudre pour percer les ampoules délicatement, une petite fiole d’alcool. Peut-être une boîte de Paracétamol aussi ainsi que vos traitements perso. De la crème solaire et après solaire. (perso je n’en ai pas emmené car j’étais déjà « bronzé » vu que je travaillais dehors donc je n’ai pas chopé de coups de soleil comme certains.)

Couchage :
• Drap de soie (ou un sac à rêves): 1 (léger et suffisent, surtout si vous partez en juillet août. Il y a des couvertures en principe dans les gites et refuges)
• Duvet léger (si vous souhaitez dormir dehors parfois cela peut vous aider, perso j’ai un drap de soie et un duvet « lafuma extreme 600 » très léger, petit et pas trop cher)
• Taie d’oreiller : 1 (important car il y a régulièrement des oreillers dans les gites mais jamais de taie donc c’est bien d’en avoir une pour question d’hygiène de soi et des autres. Et vous verrez que parfois les gites sont peu propre…donc cela aide ^^)
• Tente (en prendre une très légère mais très onéreuse. Ceci dit, le camping n’est pas le meilleur choix sur le Chemin, enfin c’est mon avis)

Pluie :
• Poncho : préférer le poncho, car cela permets de couvrir le sac à dos. Éviter le modèle « quechua » bleu foncé vachement épais car vous allez crever de chaud dessous … en préférer un assez « fin » de bonne qualité. Même si vous risquez de ne l’utiliser que quatre à cinq fois mais il faut mieux marcher au sec ^^
• Couvre sac : prendre un modèle de bonne qualité car ils sont vraiment étanches. Les modèles vendus avec le sac ou à côté type « quechua » et compagnie, ne résiste qu’à des petites pluies. Si la pluie dure toute la journée…votre sac sera trempé et vos affaires aussi ^^’ Avoir un poncho permet de réduire ce risque vu que le poncho va par-dessus le sac à dos.

Utile :
• Boite plastique : 1 (pour mettre dedans votre pique-nique du midi que vous préparez la veille au soir)
• Couverts : 1 ensemble (couteau : opinel c’est le top, une petite fourchette et une cuillère, le tout en métal car cela reste plus robuste. Vous pouvez utiliser le « tatoo » de l’armée qui est pas mal enfin juste la fourchette et la cuillère) (cela m’a beaucoup servit en Espagne où il y a peu ou pas de couverts dans les gîtes)
• Lampe frontale : 1 (important que ce soit le soir en gites, ou pour les matins avec un départ tôt pour avoir un levé de soleil etc.)
• Lunettes de soleil : 1 paire (pas impératif, mais si vous êtes sensible au soleil au niveau des yeux, ne pas hésiter à les prendre.)
• Tongs ou sandales : 1 paire (impératif à mon avis. Peut-être préférer des sandales qui permettent de marcher avec pour visiter le soir tout en pouvant être pieds nus. Les tongs ne sont pas top pour visiter certains coins mais c’est un peu plus léger dans le sac à dos ^^’)

• Quelques pinces à linge avec votre prénom dessus. (car les gîtes en manque et en Espagne c’est introuvable dans les accueils !)

Eau :
• Gourde : 1L (préféré la gourde au « camelback » – poche à eau -. C’est là aussi un avis perso mais le camelback est complexe à remplir et au bout de quelques semaines de marche l’eau prend un « gout » dû aux divers champignons et bactéries. De plus vous ne savez jamais où vous en êtes dans votre niveau d’eau vu qu’il est dans le sac. La gourde permet, lorsque vous buvez, de vous poser le temps de la sortir, donc de faire une petite pause et elle permet aussi d’y mettre un jus de citron pour à la fois désinfecter mais aussi permettre de mieux assimiler l’eau que l’on boit.)
• Petite bouteille plastique : 1 (en prévoir une, très petite, pour toujours avoir une « ration d’eau de secours ». En acheté une neuve et la laissé dans le sac. En principe il y a de l’eau partout sur le Chemin mais bon en Espagne il faut parfois prévoir)

Numérique :
• Appareil photo : 1 (je pense que c’est essentiel car vous aurez de si belles images ! Mais pas la peine de prendre un gros machin, un simple compact suffit…enfin à mon avis ^^)
• Carte mémoire : 2 (ne pas faire toutes ses photos sur la même carte mémoire, au « cas ou »)
• Portable et chargeur : 1 (c’est bien d’en prendre un, même si vous ne l’allumez que rarement, mais entre pèlerins on s’échange les numéros pour essayer de se retrouver les soirs ou dans quelques jours et puis il y a de moins en moins de cabines téléphoniques sur le Chemin de Compostelle)
• Écouteurs : 1 paire (si vous aimez la musique, n’hésitez pas à les prendre. Je sais qu’à un moment j’ai eu un besoin de musique en marchant. Faites en sorte que la musique soit sur votre téléphone pour éviter de vous charger plus avec un appareil.)

Guides et livres :
Guide : 1 pour la France (Gros débat sur les guides, voir la rubrique dédiée aux guides )

• Livre de poche : 1 petit (j’aime lire alors l’an dernier j’ai emporté un livre. Je l’avais presque terminé au bout d’un mois…certes je ne lis pas vite mais en fait sur le Chemin vous avez peu de « temps libre » on va dire. Si vous faites des rencontres vous en aurez encore moins. Mais bon en avoir un petit dans le sac peut être utile pour le retour en train ou les jours où vous désirez marcher seul et loger seul.)

sac à dos pour compostelle

Ceci n’est pas une liste impérative, c’est juste la liste des choses avec lesquelles je suis partis du Puy-En-Velay. Il faut adapter cela à vos besoins/peurs, à la saison et à vos habitudes. N’hésitez jamais à tester votre matériel dans n’importe quelle condition histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise 🙂

La chanson des Pèlerins: Tous les matins…Ultreïa E suseia

Je vous laisse découvrir la chanson des Pèlerins « Ultreïa E suseia » et connus aussi sous le nom de « Tous les matins nous prenons le Chemin ». Cette vidéo a été tourné en 2012, à Saint-Jean-Pieds-De-Port, lors de mon premier Chemin vers Saint-jacques-de-compostelle. Notre groupe d’amis du Chemin se retrouve au restaurant « chez Dédé », situé à Saint-Jean-Pieds-de-Port et partage un dernier repas. Disant adieux à certains, des larmes, des rires, bref un moment inoubliable !

Ce chant est certainement le plus connu des pèlerins.
« Ultreïa E suseia » pourrait se traduire par « aller plus loin, plus haut ». C’est l’expression d’un dépassement physique et spirituel. C’est également une marque de reconnaissance des pèlerins entre eux.

Diverses versions existes, la seule et l’unique c’est celle de votre cœur 🙂